Le Beurton ou Berton fait un retour remarqué en terres bretonnes. Détrôné par le cidre, le cabernet franc des vins de Loire était acheminé via la Bretagne vers l’Angleterre et les pays celtes. Depuis cette appellation est toujours monnaie courante dans certains vignobles d’Indre et Loire où « l’on peut boire un coup de Beurton ! »
Quatre serials entrepreneurs et un vigneron de renom
Redonner ses lettres de noblesse au Beurton en le faisant redécouvrir en Bretagne, en France et pourquoi à l’international, c’est l’idée qui a germé dans l’idée de Didier Guérin, ancien restaurateur et commerçant. Dans cette aventure, il a été rejoint par son fils Ghislain, Marc Le Mouroux et Gilles Le Quintric, ces deux derniers ayant fait leurs gammes chez l’Oréal et Saint-Gobain. « Via notre société Ar Sourd Boutin, nous commercialisons les marques Le Beurton et Le Coup de Beurton. Cette aventure a pris forme grâce à la rencontre avec Charles Pain, ce vigneron, établi à Panzoult (37), », indique Marc Le Mouroux, directeur général de la jeune entreprise. Pari tenu pour Charles Pain qui a élaboré trois vins : un rouge, un rosé et un pétillant. Après quatre mois de commercialisation, via notamment L’Alréen Ouest Boissons, le Beurton est aujourd’hui vendu dans quelque 500 points de ventes du secteur des CHR (cafés, hôtels, restaurants) dans le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine, le littoral de la Loire-Atlantique et la Mayenne. Avec un intérêt non dissimulé pour les Côtes d’Armor et le Finistère, l’essor ne devrait pas s’arrêter là.
Essor et appétit pour l'international
Parallèlement, la marque fait son entrée chez Olivier Bertrand Distribution Paris. « C’est notre Google à nous ! » En effet, la centrale fait office de géant du secteur. De quoi viser les 70 000 cols en année 1. Et sur leurs points de vente, les premiers retours sont positifs : « plus de 98 % des professionnels ont recommandé nos produits. » Le quatuor aguerri à l’international (Marc Le Mouroux et Gilles Quintric ont lancé il y a un an des marques de vêtements depuis l’Asie) songe aussi naturellement à l’export. « Nous pensons bien sûr tisser notre toile en Irlande, au Pays de Galles, en Ecosse, un peu en Grande-Bretagne et dans les pays asiatiques où nous avons déjà nos réseaux et connexions. »
« On va chercher la success story sur le Beurton »
Quid de l’élargissement de la gamme ? Le quatuor et le vigneron Charles Pain y réfléchissent et misent plutôt sur une gamme courte. « Mais je peux d’ores et déjà vous dire qu’un blanc est en préparation. » Une autre innovation est prévue sous le nom "Le coup de Beurton". Le vin sera alors vendu également en cubis. D’autres développements sont évoqués comme rejoindre la marque Produit en Bretagne, commercialiser des produits connexes comme de la confiture de vin ou bien encore organiser unefête des cabernets à Lorient. Les idées ne manquent pas autour d’une ambition : « On va chercher la success story sur le Beurton », conclut Marc Le Mouroux.