Le centre de recherche indépendant Rescoll, créé il y a 11 ans par José Alcorta, poursuit sa courbe ascendante. Le rachat en 2012 de la société X-Médical située au Barp, qui fabrique des implants médicaux, a posé la pierre centrale de sa diversification vers le secteur de la santé. Désormais filiale de Rescoll, rebaptisée Rescoll Manufacturing, X-Médical a rejoint le bâtiment pessacais en plein coeur du campus universitaire. Près de 500 m² de laboratoires ont été édifiés pour abriter cette filiale et 700.000? investis pour l'appareillage d'un centre d'usinage et une tour à commande numérique. Trois embauches sont venues compléter les effectifs. « 2013 a été consacrée au redressement de X-Médical. En 2014, nous entamons son développement », annonce José Alcorta.
Le CenTest rejoint Rescoll
Un projet de recherche portant sur la libération contrôlée d'antibiotiques dans des implants médicaux est lancé actuellement. Ce concept a été découvert par deux laboratoires des universités Bordeaux1 et 2 et appuyé par Aquitaine Science Transfert. « On travaille par ailleurs sur des implants métallique, composite ou polymère ostéo-compatibles (prothèses, produits dentaires...), avec des revêtements spécifiques pour, par exemple, permettre à l'os de coloniser ou non l'implant ». Par ailleurs, Rescoll abrite depuis 2013 le CenTest, plateforme de tests mécaniques dédiée aux implants et biomatériaux.
Des pales d'éoliennesantigivre
Désormais, chez Rescoll, 20 salariés sur 62 se consacrent au médical. « Notre particularité, sur ce secteur des implants, est d'offrir des tests, de la R & D pour de nouveaux produits ou procédés, du prototypage, mais également -ce qui est nouveau pour nous- la fabrication de ces implants, ajoute José Alcorta. Cette offre globale, très rare en Europe, nous permet d'attirer des sociétés étrangères ».Autre domaine investi récemment par Rescoll, mais cantonné cette fois uniquement à de la R & D : les énergies renouvelables. Suite au rachat en 2009 de Paniplast, société girondine dédiée à l'étude des polymères conducteurs de l'électricité, un partenariat a vu le jour avec Valorem, pour développer des pales d'éoliennes aux peintures organiques et auto-chauffantes qui permettent d'éviter le dépôt de givre. « Le procédé a été mis au point. Nous lançons désormais les tests d'efficacité, in situ, sur une éolienne équipée ». Les cerveaux de Rescoll planchent, par ailleurs, via un partenariat avec Astrium, sur de nouveaux matériaux adaptés à la construction de pales d'éoliennes de grande dimension pouvant atteindre 90 m de long.
Une douzaine d'emplois en plus pour 2014
L'aéronautique continue de représenter près de 50 % du chiffre d'affaires de Rescoll. Travaillant entre autres pour des grands noms tels que EADS ou Safran, Rescoll, seul laboratoire aquitain qualifié pour des tests sur des matériaux utilisés dans l'aéronautique, le spatial et la Défense, s'est doté en 2013 de nouveaux appareils (autoclave et fusion) pour travailler sur des composites thermoplastiques, la future génération de composites.
Agrandissement
Début 2014, Rescoll devrait réceptionner, dans son bâtiment de Pessac, 1.500 m² supplémentaires de laboratoires. « Nous allons aussi agrandir notre unité dédiée aux tests de comportement au feu des matériaux, secteur où la demande de la part des clients est de plus en plus forte », précise José Alcorta. Pour accompagner sa croissance, Rescoll prévoit, en 2014, un investissement de 500.000 à 700.000 ? pour du matériel de laboratoire et l'embauche d'une douzaine de techniciens.
Rescoll
(Pessac)P-dg : José AlcortaCA 2012 : 5,2 M?62 salariés05 47 74 69 00