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Rennes : Les atouts de séduction : cadre de vie et dynamisme
Rennes # Conjoncture

Rennes : Les atouts de séduction : cadre de vie et dynamisme

Malgré un classement souvent en bas de tableaux pour le nombre d'habitants, le trafic de son aéroport ou son stock d'entreprises, Rennes reste une ville attractive. Elle mise beaucoup sur sa gare et la LGV à venir, pour le rester.

« Oui, il fait bon entreprendre à Rennes ! », considère Andréa Ravarino, le directeur de l'agence de développement économique Idéa 35. En témoigne le nombre d'entreprises qui font le choix de la capitale bretonne pour s'implanter ou développer des antennes. On a beaucoup parlé en 2014 de l'implantation du géant français de l'hébergement de sites internet OVH, qui a préféré Rennes à Nantes pour couvrir l'Ouest. « Nous avons accompagné 66 entreprises entre 2011 et 2014 sur l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine, sachant que le poids de Rennes Métropole représente 50 %, tout comme elle représente 50 % de la population du département », souligne Andréa Ravarino. Pour lui, ce n'est d'ailleurs pas la population (Rennes est la dixième ville de France) qui montre l'attractivité d'un territoire, ni même son nombre d'entreprises (avec l'explosion du statut d'auto-entrepreneur, le nombre a fortement augmenté).




Hausse de l'emploi : l'élément clé

« L'élément clé est plutôt le nombre d'emplois. Il a augmenté de 31 % entre 1999 et 2011 », souligne Mamar Djellal, chargé de mission Idéa 35. « La taille humaine de Rennes fait que l'on peut habiter autour et travailler ailleurs sans que ce soit l'enfer comme sur d'autres métropoles, considère Andréa Ravarino. C'est une ville où il fait bon vivre et faire pousser ses enfants. L'académie est la première pour le taux de réussite au Bac, les étudiants sont bien formés. Les jeunes cadres et chefs d'entreprise ont donc envie de s'installer ici aussi pour offrir une scolarité aisée à leurs enfants. » Résultat : il y a peu de turnover en Bretagne dans les entreprises.




Infrastructures complètes

Sur place, les habitants bénéficient d'infrastructures complètes comme un aéroport, « même s'il est classé 11e en nombre de passagers, il vaut mieux en avoir un que de ne pas en avoir ! », estime Andréa Ravarino. Bientôt, la LGV mettra Rennes à moins d'1 h 30 de Paris, ce qui est un atout d'attractivité indéniable. Elle devrait d'ailleurs faire remonter Rennes dans le classement des gares les plus fréquentées (actuellement à la 8e place, avec 9,6 millions de voyageurs par an).




Ambition internationale à venir

« La métropole rennaise a une ambition nationale. L'international viendra petit à petit, juge le directeur d'Idéa 35. Nous sommes encore une petite métropole, éloignée des centres d'affaires européens. Mais cela viendra. Avec l'augmentation du nombre d'habitants (+13 % depuis 1999), et d'emplois, nous allons boxer dans une autre catégorie ». Le taux de chômage plus bas ici qu'ailleurs (8 % contre 9,9 % en France) témoigne du dynamisme de l'économie rennaise. « Un taux de chômage trop faible n'est pas forcément bon car ceux qui recrutent risquent de ne pas trouver d'employés... » D'après notre classement, Rennes est par contre à l'avant-dernière place en nombre d'entreprises pour 1.000 habitants (51/1.000). « Qu'est-ce que cela signifie, s'interroge Andréa Ravarino. Est-ce qu'il n'y a pas assez d'entreprises sur le territoire (Nantes est à 62/1.000, Bordeaux à 86/1.000) ? Ou y a-t-il simplement un tissu de PME qui emploie beaucoup de personnes ? Si elles sont mieux structurées, elles ont un meilleur potentiel de développement. Il n'y a pas une dynamique moins importante à Rennes, par contre, l'emploi public y est très développé... »

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