Réduction des coûts : Des leviers pour agir maintenant

Réduction des coûts : Des leviers pour agir maintenant

En période de crise, la réduction des coûts est le levier le plus efficace pour améliorer la rentabilité de l'entreprise. En phase de reprise, elle dope les marges. Voici quatre pistes pour traquer les gisements d'économie. Dossier réalisé par Caroline Scribe

Chasser le gaspi. Si l'expression a vieilli, la réduction des coûts n'en demeure pas moins un des principaux leviers pour améliorer la rentabilité d'une entreprise. En période de faible visibilité, lorsqu'il est difficile d'anticiper l'évolution du chiffre d'affaires, la maîtrise des dépenses et des consommations est une piste privilégiée pour redonner des couleurs aux résultats. Selon une étude réalisée en novembre 2010 par Costalis, un cabinet d'optimisation des coûts dédié aux PME/PMI, deux entreprises sur trois ont mis en place des actions internes de contrôle budgétaire et de benchmarking des coûts pour réduire l'impact de la crise. Seulement 40 % d'entre elles ont cependant affecté une personne à cette démarche. Quand elles font appel à une aide extérieure, 15% des PME se tournent vers leur cabinet comptable et 37% font appel à des spécialistes. Le champ d'intervention de ces cabinets spécialisés dans l'optimisation des coûts est vaste : réduction des frais généraux, des charges sociales et fiscales, rationalisation des achats, financement de l'innovation, etc.




Des achats de fonctionnement réduits de 15 à 40 %

Selon une étude réalisée en 2010 par le Syncost, le Syndicat des conseils opérationnels en optimisation des coûts, si les grands groupes ont naturellement recours aux cabinets spécialisés, les PME se montrent plus frileuses. Les missions portent le plus souvent sur une ou deux lignes de dépenses. En tête viennent la téléphonie, les assurances, les fournitures de bureau et les frais de déplacements. Cependant, la crise et l'adoption par la plupart des chasseurs de coûts d'un modèle économique fondant la rémunération de leurs prestations sur les économies réalisées tend à démocratiser la pratique. Ces experts évaluent entre 10 et 15% les gisements d'économies sur les achats de production et de 15 à 40% ceux sur les achats de fonctionnement. «En moyenne, nous trouvons 2,5 à 3 pistes d'amélioration dans les entreprises qui nous sollicitent et nos interventions dégagent autour de 40.000€ d'économies» avance pour sa part Luigi Masala, directeur de Costalis. Les économies se traduisent pour les entreprises à la fois par des liquidités, qui viennent gonfler leur trésorerie et par la réduction des charges dans le futur».




Ne pas tailler à la hache

Attention cependant. Les cost-killers se défendent de tailler à la hache dans les coûts. «Nous ne cherchons pas tant à réduire les coûts qu'à maîtriser les consommations et optimiser les dépenses en respectant le modèle économique et le fonctionnement de l'entreprise», insiste Hicham Abbad, de KLB Group. C'est pourquoi la recherche d'économies doit s'intégrer dans la stratégie des entreprises et s'envisager sur le long terme. Quelle que soit la conjoncture, dégager des économies permet de préserver les emplois ainsi que la capacité d'investir et d'innover de l'entreprise. En voici les principaux leviers.