Reclassement : Passage de relais à la cellule interentreprises
# Industrie # Ressources humaines

Reclassement : Passage de relais à la cellule interentreprises

Bilan d'étape pour la cellule de reclassement Seremap/Serf, dont la nouvelle responsable vient d'être nommée.

Félicie Planson a pris dans le courant de l'été la succession de Dominique Raynaud à la tête de la cellule de reclassement interentreprises du bassin de Lorient. Cette entité avait été constituée en janvier dernier, pour un an, sur une impulsion de l'UIMM 35-56, afin de faire face aux liquidations judiciaires des sociétés Serf (Caudan) et Seremap (Quéven). Avec les salariés de la Serf était atteint le seuil permettant l'obtention d'un financement de l'État de 1.000€ pour chacune des 80 personnes à reconvertir. 29 ont aujourd'hui retrouvé un emploi, dont une vingtaine en CDI. Les salariés ont pu bénéficier du réseau de 700 à 800 entreprises bretonnes de l'Association de formation professionnelle de l'industrie (AFPI/Diafor), qui avait décroché l'appel d'offres de la Direction départementale du travail et de la formation professionnelle (DDTEFP). 250 entreprises ont été prospectées, permettant de ?recaser? la plupart des personnes dans le Morbihan ou dans les départements voisins: quatre dans le Finistère, un à Loudéac. Trois anciens salariés ont trouvé un poste à Angers, Bordeaux et Marseille. «On a même failli déboucher en Guyane», relève Dominique Raynaud de l'AFPI/Diafor. Le travail de la cellule consiste à aider le salarié à trouver la formation qui lui permettra d'intégrer une nouvelle entreprise.




Climat économique morose

Leaders sur leurs marchés, la Seremap et la Serf employaient des salariés possédant parfois une dizaine d'années d'ancienneté et percevant des salaires supérieurs de 30% par rapport au marché.Or le climat économique morose ne facilite pas le travail de reconversion. «Si la conjoncture était bonne, nous aurions reclassé à 70%», souligne Guillaume Dilas, secrétaire général adjoint de l'UIMM 35-56. Sur la cinquantaine de profils aujourd'hui en attente incluant électromécaniciens, roboticiens, automaticiens ou personnel administratif et tertiaire, un employeur peut très bien trouver le collaborateur idéal. «La souplesse est nécessaire des deux côtés», remarque Guillaume Dilas pour qui «l'entreprise doit peut-être aussi, dans un premier temps, s'adapter au profil du salarié.» «Si la mobilité géographique n'est pas possible, le salarié doit accepterla mobilité professionnelle», conclut Dominique Raynaud.




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