R & D.Ces PME qui planchent sur l'avion de demain
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R & D.Ces PME qui planchent sur l'avion de demain

Une vingtaine de PME de la région travaillent sur une pointe avant d'avion tout en matériaux composites au sein d'un programme de recherche initié par Airbus.

Ils planchent sur l'avion de demain, celui qui succédera à l'A350, dans les années 2020. Une vingtaine de PME des Pays de la Loire sont parties prenantes du «lot 2» du Défi Composite. Un programme de recherche colossal, initié par Airbus, labellisé par trois pôles de compétitivité (dont EMC2) et doté d'un budget de 66,5M€ sur trois ans. Le sujet? Créer une pointe avant entièrement en matériau composite, qui constitue incontestablement l'avenir de l'aéronautique. Moins de 15% de l'A320 est constitué de ce matériau alors que cette proportion monte à 55% pour le futur A350. Reste que pour réaliser une pointe avant - la partie de l'avion partant du nez du cockpit jusqu'à la première porte passager-il va falloir lever plusieurs verrous technologiques: maîtriser une géométrie complexe, être en mesure de présenter un produit monobloc (alors qu'une pointe avant est aujourd'hui fabriquée à partir de six panneaux). Le tout dans une logique industrielle et en mettant en place le processus le plus automatisé possible. Vaste chantier auquel sont confrontées plusieurs PME ligériennes qui pour l'occasion vont découvrir la collaboration inter-entreprises, les contacts avec les centres de recherches, notamment au sein du Technocampus. Marc Moret, P-dg de Loire Modelage (34 salariés, Mauves-sur-Loire) est de ceux-là: «Pouvoir mettre en oeuvre des technologies et s'appuyer sur la recherche académique, c'est appréciable pour une PME. L'intérêt pour nous, cela va être de monter en technologies afin de gagner de nouvelles parts de marchés». Une vision partagée par Patrick Cheppe, P-dg du groupe Europe Technologies (175 collaborateurs, Carquefou): «Cela pourra nous donner de nouvelles applications composites que nous allons pouvoir transférer vers d'autres secteurs. Mais l'intérêt de la démarche, c'est aussi de pouvoir apprendre les uns des autres». Car, comme le dit Pascal Dublineau, responsable recherche et technologies chez Airbus, «outre la technique, c'est le fait de travailler tous ensemble qui va être intéressant à vivre».

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