Une superstructure bretonne dédiée à l'international c'est bien. Mais pour être visible et lisible, elle devra nécessairement être fortement incarnée par un homme ou une femme. Sur ce point, le nom de Patrick Caré, actuel président du Medef Bretagne, revient sans cesse sur le tapis. On en parlait déjà pour prendre la succession de Bernard Angot à la tête de Bretagne International. S'il ne le dit pas ouvertement, on sait l'homme intéressé par cette perspective. Pour autant, certains doutent de sa stature internationale, lui, le patron des Laboratoires Boiron dans l'Ouest. «Des réflexions de la sorte, j'en ai beaucoup entendu, nous confie Patrick Caré. Comme par exemple que je ne peux pas être un bon président du Medef Bretagne car je ne suis pas actionnaire de l'entreprise que je dirige. Je rappellerais simplement que je suis à l'origine des rencontres internationales de l'Union des Entreprises 35. Et que chez Boiron, on est tout le temps sensibilisé à l'international, même si je ne me déplace pas à Berlin ou New York tous les jours.» Pour un observateur du dossier, si Jean-Yves Le Drian a cité deux fois le nom de Patrick Caré lors de l'AG de BI, c'est qu'il pourrait être cet homme. Quant à son manque d'international présumé, «ce qu'il faut, c'est quelqu'un qui incarne la structure, qui ait des réseaux. Après, il suffit d'avoir un bon directeur général ancré international», souligne cette même source.
Qui pour présider la nouvelle structure?
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P.C.
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