En Anjou
À côté des géants locaux comme Eolane, plusieurs start-up angevines sont intégrées à la délégation régionale. L'opérateur Qowisio habitué de l'évènement, mais aussi Hector (station météo connectée et tapis anti escarres) ou My Jomo qui présente son badge connecté qui diffuse des messages animés, des images et des vidéos. Pour le co-fondateur de My Jomo, Enric Cailleau, c'est une première. La jeune pousse, lauréate du concours French IoT du groupe La Poste équipe avec son invention, sur place, les 80 membres de la délégation ligérienne et les 40 personnes de La Poste. « C'est une belle vitrine à l'international, s'enthousiasme le jeune créateur. On y rencontre d'autres acteurs, des investisseurs, des prospects... c'est intéressant au niveau business pour nous qui cherchons des partenaires. Il y a de belles opportunités. » Et le fait de venir d'Angers, labellisée French Tech sur sa spécialité de l'objet connecté (IoT) - le secteur le plus regardé au CES - est un plus pour Enric Cailleau. « Vu du CES, Angers est vraiment perçu comme un territoire high tech. Gary Shapiro, le président du salon est déjà venu deux fois à la Cité de l'objet connecté. La dynamique locale est porteuse. » Pour autant, le budget pour se déplacer sur l'évènement est conséquent. « Il faut compter entre 8000 et 10 000 ? pour deux personnes. Pour une start-up, c'est énorme... »
Dans la Sarthe
Membre des délégations French Tech nationale et Pays de la Loire, Trovolone va bénéficier d'une belle vitrine à Las Vegas. La start-up du Mans fait en effet partie des entreprises élues par l'incubateur du Crédit agricole Le Village by CA pour exposer au CES. « Chaque année, ils retiennent six start-up dont les produits sont prêts à la commercialisation, et chacune a son stand. Par contre, on ne peut y aller que deux fois avec le même produit », explique la co-fondatrice de la jeune pousse sarthoise Hélène Bernardini. Si Trovolone profite du salon pour présenter le nouveau design de sa « Robeen Box », un outil tout-en-un intégrant les fonctions numériques vitales d'une PME, l'objectif est avant tout de trouver de la visibilité auprès d'investisseurs. « Potentiellement français, même si l'on n'exclut pas des contacts américains. » Retour à Las Vegas pour les Manceaux de Sound to Sight. Après un premier déplacement en 2015, l'agence de design sonore industriel embarque avec la délégation French Tech du Mans. « En tant que start-up mise en avant dans le dossier de candidature du label, on y va pour représenter Le Mans. Là bas, on recherche des contacts précis et directs, d'autant que l'on fait 70% de notre chiffre d'affaires à l'étranger, aux États-Unis et en Europe », souligne Antoine Charon, co-dirigeant de Sound to Sight avec Florestan Gutierrez.