Aide au partenariat technologique, aide à l'innovation passerelle, aide au transfert de technologies, etc.: l'éventail d'aides à l'innovation proposées par Oseo est impressionnant. En dehors des garanties bancaires, il se compose de subventions et d'avances remboursables qui peuvent se révéler d'excellents leviers auprès d'autres partenaires financiers. Les subventions, qui s'appuient parfois sur des dispositifs étatiques ou portés par les conseils régionaux, s'adressent à des petits projets (jusqu'à 50.000€). Les avances remboursables - à taux zéro et remboursables uniquement en cas de succès du projet d'innovation-couvrent, elles, des besoins plus importants. Ces deux formes d'aides financent des études de faisabilité (études de marché, état de l'art, etc.), ainsi que les frais engagés par l'entreprise (recrutement d'une équipe de R & D, recours à la sous-traitance, etc.) jusqu'à la réalisation du prototype. Après généralement un premier filtre réalisé par un réseau de partenaires (banques privées, CCI, technopôles, etc.), le processus de sélection (sur dossier) dure deux à trois mois en moyenne. Ce que regarde la banque publique? «D'abord l'innovation: quel plus va apporter l'entreprise? Ensuite, la crédibilité de l'entreprise et de ses dirigeants tient une place importante: est-ce que l'entreprise a les moyens humains et financiers de ses ambitions? Enfin, le dirigeant doit nous convaincre qu'il existe un marché à son innovation», explique Daniel Chazerand, directeur régional adjoint d'Oseo Pays de la Loire.
L'établissement public est aujourd'hui un financeur incontournable de l'innovation. Les aides délivrées par Oseo prennent la forme de subventions ou d'avances remboursables.