L'agence de publicité s'est bien gardée de diffuser l'information à l'extérieur de ses murs. Depuis six mois maintenant, Publicis Activ n'a pourtant plus de bureaux à Rennes. Elle se concentre désormais sur Bordeaux, Brest et Nantes. Un choix stratégique que justifie Franck Barennes le président exécutif de Publicis Activ, par la volonté de rehausser le niveau de ses équipes. «J'ai un objectif qualitatif: avoir moins de monde, mais des gens de plus haut niveau». L'année passée, dans l'Ouest, Publicis Activ a ainsi réduit son effectif de 10%, «mais avec des charges salariales équivalentespour être au top du conseil», explique le dirigeant. Sur les douze salariés rennais, quatre - «les plus expérimentés» - ont «accepté la mutation à Nantes». Pour le reste, l'agence a procédé à des licenciements. Avec ce transfert, Nantes a ainsi vu son effectif passer à une dizaine de collaborateurs, «et sans doute un peu plus dans les jours qui viennent. Nous sommes en négociation plus qu'avancée avec une pointure dans le domaine commercial», confie Franck Barennes.
Double raison
Si Publicis Activ a pris la décision de fermer Rennes, c'est pour une double raison. D'abord parce que Bordeaux et Brest sont depuis l'origine les deux pôles forts de l'agence dans l'Ouest. Deux villes «où l'on veut garder des effectifs forts», rassure le président. À côté, Rennes et Nantes ont historiquement «une représentation de l'agence moyenne voire faible. Comme on ne pouvait pas se disperser, on devait faire un choix». Et c'est là qu'intervient la deuxième raison. Dans sa volonté de recruter des collaborateurs expérimentés, Publicis Activ a eu plus d'opportunités sur la place nantaise. C'est donc cette dernière qui a été renforcée.
«Muscler l'offre digitale»
Côté perspectives, Publicis Activ a pour objectif de «muscler (son) offre digitale». Un rapprochement avec le Nantais Intuiti serait-il une hypothèse sérieuse, comme certains observateurs le suggèrent? «Je connais Intuiti, c'est une très bonne société. De même que je connais Websiteburo, à Bordeaux, ou Publicis Modem», se contente de commenter Franck Barennes. À Nantes toujours, la structure devrait être renforcée dans son expertise autour du design. Car à terme, dans la capitale ligérienne, «je veux qu'on n'ait que du "brain", du senior, du top-niveau», annonce le dirigeant. Et de souligner que Brest conservera sa plateforme de production et design, en particulier autour de l'agro, et qu'à Bordeaux, la création gardera toute sa place.
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Dans la plus grande discrétion, Publicis Activ a fermé son bureau rennais. Quatre des douze salariés ont été transférés à Nantes.