C
omment comptez-vous contribuer au développement des entreprises bordelaises ? Notre première préoccupation est le développement de tout ce qui est collectif, de ce qui peut améliorer la qualité de vie de l'ensemble de la population. La priorité sera mise dans le renforcement des services publics du logement, de la santé, de la petite enfance, du 4e âge, de l'eau... Bien sûr la qualité de service sera liée à une politique d'embauches et de formation pour assurer les compétences nécessaires. Pour nous, l'entreprise prend tout son sens et son efficacité quand elle est publique, sous contrôle des salariés et des usagers. Nous tenons à contrer les logiques de concurrence, de recherche de rentabilité, d'individualisme qui sont destructrices pour l'emploi et le social.
Que proposez-vous pour améliorer les déplacements dans la ville ?
Nous avons une politique pour le développement des transports collectifs pour répondre à la fois aux besoins sociaux et écologiques. Nous défendons un service public et la gratuité du transport collectif. Pour son financement, les entreprises seront mises à contribution. Il s'agit aussi de mettre en place la gratuité du stationnement pour tous les résidents de la ville. L'objectif est de favoriser la circulation à vélo et donc de développer un réseau de pistes cyclable protégées.
Comment allez-vous développer l'attractivité de Bordeaux afin d'attirer les entreprises ?
Pour commencer, nous sommes opposés à la LGV, tout comme nous sommes opposés aux partenariats public-privé qui sont des gouffres pour les finances publiques. Contre la LGV, aussi parce qu'il y a de nombreuses lignes ferroviaires secondaires oubliées. Notre problème n'est pas en soi " d'attirer " les entreprises. Comme s'il fallait toujours "appâter " les patrons avec des aides publiques. Nous sommes convaincus qu'en développant les infrastructures, les réseaux routiers, le bien vivre par la défense d'un niveau de vie satisfaisant pour tous et donc le pouvoir d'achat, les entreprises trouveront leur compte. Il n'est pas question pour nous d'avoir une politique de cadeaux fiscaux pour les "arrivants", pas question de renforcer cette logique de concurrence entre les villes ou entre les régions qui se traduit par le moins-disant socialement, par des inégalités dans le développement des territoires. Bien sûr, il est important de développer l'activité économique et l'emploi dans la commune. Il est tout aussi important que les conditions sociales soient les meilleures possible. La ville aura pour fonction de contrôler la réglementation en vigueur, la protection et la santé des salariés.
Philippe Poutou Pour le candidat du NPA, l'entreprise prend tout son sens et son efficacité quand elle est publique