Printemps de l'Entreprise : Une fédération pour l'exporter
# Réseaux d'accompagnement

Printemps de l'Entreprise : Une fédération pour l'exporter

Avec l'idée que 50% des jeunes ont un sentiment d'angoisse face à l'avenir (baromètre Ipsos, septembre2010), les réseaux du Morbihan prennent les devants, en faisant se rencontrer toutes les parties prenantes de l'emploi. Enseignants, étudiants, salariés, DRH, dirigeants se réunissent depuis sept ans maintenant durant une semaine d'échange autour du travail en entreprise. Témoignages de parcours et d'expériences, visites d'entreprises et entretiens d'embauches fictifs font partie du programme. Pour que le monde professionnel ne soit plus la grande inconnue des étudiants.




Vision Grand Ouest

Née de l'initiative du club entreprises du pays de Vannes en 2005, le Printemps de l'Entreprise a semé ses graines un peu partout en Morbihan et en Bretagne. À Lorient, Ploërmel, et désormais Quimper, Rennes et Nantes. Cette année, ce sont près de 15.000 étudiants et lycéens qui sont concernés par cet événement. 1.500 enseignants et 2.000 entreprises. «Le Printemps se développe lentement ville par ville, grâce aux porteurs de projets interréseaux», explique Michel Brébion, président du Printemps vannetais. Des réseaux comme les clubs territoriaux et aussi le CJD et le Medef 56 sont très actifs. «Maintenant nous voudrions que le Printemps essaime dans l'ensemble du Grand Ouest», espère Michel Brébion. Avec Brest, Saint-Brieuc et Pontivy en ligne de mire pour 2012. Puis Angers et LeMans afin de fermer le Grand Ouest. Mais pour cela, il faut convaincre des forces vives localement. Un exercice auquel doivent se prêter les présidents des Printemps bretons à l'extérieur de leur territoire auprès d'autres associations locales.




Associations locales

Lorient vient de créer une association qui porte l'événement. Les autres villes vont également devoir constituer leurs associations très prochainement afin de monter une fédération nationale du Printemps de l'Entreprise dès le mois d'avril. «Elle sera dirigée par les différents présidents locaux et le triptyque étudiants, enseignants et entreprises», complète Michel Brébion. «Grâce à cette fédération, nous pourrons élaborer des conventions labels permettant à d'autres villes de France de venir nous rejoindre.» Et ce en profitant d'une charte, d'une logistique et d'outils de communication communs. Reste pour l'organisateur à assurer deux événements minimum dans sa ville, parmi les trajectoires, visites d'entreprises, soirées réseaux et soirée de prestige où se rencontrent jeunes et dirigeants.




Faire naître des passions

«Chaque ville pourra bénéficier de partenariats locaux du moment qu'ils ne sont pas en concurrence frontale avec les partenaires nationaux», poursuit Michel Brébion. Ce qui offre aux Printemps plus d'autonomie pour l'organisation d'événements. «Nous sommes en quête d'une reconnaissance nationale, nous permettant de dupliquer le concept», ajoute Michel Brébion. «Car notre but est de donner une image positive de l'entreprise, de faire connaître le tissu économique local et faire naître des passions auprès des jeunes», conclut-il.

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