Les faits Le mois dernier, deux agences de communication alsaciennes ont lancé des offres commerciales utilisant le concept de «prime à la casse». L'agence web Ukoo à Mulhouse propose aux clients de reprendre leur ancien site internet ou boutique en ligne pour 400euros HT. L'agence de conseil en contenu rédactionnel Red-Act à Hoenheim, a également repris le terme de «prime à la casse», proposant aux entreprises de reprendre leurs contenus internet existants et de leur accorder une remise de 15 à 20% sur sa prestation de réécriture, à partir de cinq pages web. Dans l'esprit de la mesure destinée au marché automobile, les deux agences alsaciennes ont limité leurs remises dans le temps: jusqu'à la fin du mois dernier pour Red-Act et jusqu'au 1erjuillet 2011 pour Ukoo. Toutes deux parlent d'un «moment marketing» pour employer le concept de prime à la casse. «On s'est dit que c'était maintenant qu'il fallait l'utiliser car il est en train de disparaître. Et c'est un concept qui a bien été martelé dans la tête des gens par les concessionnaires automobiles», fait remarquer Philippe Metzger, codirigeant de l'agence Ukoo.
Le regard de l'expert «On peut choisir de communiquer sur plusieurs composantes du produit: son coeur (ses caractéristiques intrinsèques), sa périphérie (accessoires, services, etc.), ou son prix. Lorsqu'on communique seulement sur le prix, on prend le risque de pénaliser l'image de son produit et de son entreprise dans la mesure où ne met pas en avant sa valeur ajoutée. Faire de «la prime à la casse» le coeur d'une campagne de communication est une bonne accroche: surfer sur un thème utilisé dans d'autres secteurs d'activité est malin pour générer du trafic. Mais le prix ne doit pas être le seul support d'une politique commerciale. Il y aura toujours quelqu'un pour être «moins cher» et pour le faire savoir», analyse Christophe Leloup, consultant marketing de la Plateforme des entrepreneurs à Illkirch.
- LE CAS DE COM'