Prestataire pour les chaînes TV, Stop & Go déménage pour doubler d’activité
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Prestataire pour les chaînes TV, Stop & Go déménage pour doubler d’activité

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Spécialisée dans la captation vidéo d’événements sportifs, la PME toulousaine Stop & Go fait construire son nouveau siège au parc des Portes du Tarn. Elle injecte 5 millions d’euros pour construire et équiper ce bâtiment deux fois plus grand, dans le but d’accompagner un doublement rapide de l’activité et de ses effectifs.

Stop & Go a marqué la pose de la première pierre de son futur siège le 25 mars, en présence de Christophe Ramond, président de la S.P.L.A. Les Portes du Tarn et du Département du Tarn — Photo : Stop & Go

Le 25 mars s’est déroulée la pose de la première pierre du futur siège social de Stop & Go (5,5 M€ de CA en 2024) au parc des Portes du Tarn, à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Ce bâtiment de 2 100 m2 (dont 500 m2 de bureaux) doit être livré fin 2025. Il aura coûté 2,4 millions d’euros. S’y ajouteront 2,6 millions d’euros d’équipement, soit un investissement global de 5 millions d’euros.

Stop & Go va doubler de surface avec un bâtiment de 2 100 m2 — Photo : Stop & Go

Besoin d’espace

Ce déménagement d’une vingtaine de kilomètres répond à un besoin d’espace. "Nous manquons de place sur notre siège actuel de 1 100 m2 à Montrabé (Haute-Garonne)", explique le président fondateur, Geoffrey Dellus. Son entreprise emploie 17 personnes, mais atteint 30 ETP, avec les intermittents sollicités pour son activité de retransmission vidéo en direct d’événements sportifs. Elle s’appuie sur six car régies.

Une accélération de la croissance en vue

Depuis son nouveau siège, Stop & Go va appuyer sur l’accélérateur. Il envisage d’atteindre 10 millions d’euros de chiffre d’affaires dès 2027 et de recruter 14 collaborateurs supplémentaires. L’entreprise connaît déjà un essor important, qui explique son besoin de pousser les murs.

Créée en 2004, Stop & Go a d’abord produit des émissions télévisées liées à l’automobile, domaine de cœur de Geoffrey Dellus, ancien pilote professionnel (notamment champion de France de la Peugeot RC Cup). "Nous avons réalisé notre premier direct il y a dix ans, avec un car régie. Puis nous en avons eu deux, quatre… jusqu’à six aujourd’hui".

Les planètes sont alignées

Les planètes sont désormais alignées pour une accélération de la croissance : l’entreprise a atteint une taille critique en termes de moyens et ses équipes ont forgé un savoir-faire solide. Cela lui vaut d’être prestataire des plus grandes chaînes de télévision. "Ce qui était inaccessible il y a dix ans ne l’est plus aujourd’hui. Nous sommes référencés partout. Il y a une appétence du marché pour notre activité." Les droits d’attribution des retransmissions sportives sont volatils. Aussi, les chaînes de télévision disposent de peu de cars-régie en propre et préfèrent sous-traiter l’activité à des prestataires comme Stop & Go.

Le Top 14, c’est Stop & Go

Stop & Go a décroché la retransmission du Top 14 (rugby) pour Canal + cette saison. "C’était une année de test, et ça marche bien", apprécie le dirigeant. L’activité est déjà bien enclenchée par ailleurs : Stop & Go capte les matches de l’équipe de France de handball pour BeINSport, ainsi que des matches de football, ou encore du rugby pour France TV. Elle filme l’Asian Le Mans series à Dubaï, entre autres.

Un remote center pour se passer des camions

"Notre croissance était limitée par nos moyens techniques. Ce ne sera plus le cas. Ce nouveau site nous permet d’augmenter significativement notre capacité de production", poursuit Geoffrey Dellus. Le siège sera équipé d’un centre de production à distance (remote center), qui se substituera aux cars-régie pour les retransmissions en direct, via un cloud. "Cela permet de réaliser depuis Saint-Sulpice des prestations qui nécessitaient auparavant un car régie directement sur les évènements". L’équipement du futur siège représentera un investissement de 2,6 millions d’euros.

Bien qu’excentrés de la métropole toulousaine, les nouveaux locaux s’annoncent plus propices "au bien-être des collaborateurs" : un bâtiment écoresponsable, dans un cadre agréable. La plupart des salariés verront leur temps de trajet réduit. Quant aux clients, "ils viennent beaucoup de Paris, en avion ou en train, et nous serons à deux kilomètres de la gare et à 300 mètres de l’autoroute", apprécie Geoffrey Dellus.

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