D'un côté, EY Société d'Avocats, un des cabinets leaders de la fiscalité et du droit, fort d'un réseau de dimension mondiale qui emploie en France près de 5.000 personnes dont 700 avocats. Sur le périmètre Nice-Monaco, le cabinet emploie une centaine de personnes. De l'autre, Ventury Avocats, cabinet azuréen spécialisé en droit des affaires, et plus particulièrement dans l'accompagnement des start-up. Présent à Sophia Antipolis, Nice, Marseille et Paris, il emploie une quinzaine de collaborateurs qui accompagnent à ce jour entre 150 et 180 comptes actifs dont 70% de jeunes pousses. En novembre, les deux cabinets ont annoncé leur rapprochement. Un mariage où chacun gardera sa marque, son ADN, et qui répond à un double objectif.
Devenir une référence pluridisciplinaire
Sur le plan régional, « il s'agit de jouer sur la complémentarité des offres pour créer un acteur de référence pluridisciplinaire en PACA, notamment en matière de propriété intellectuelle, droit de l'innovation et d'accompagnement des start-up sur lesquels EY, très fort en fiscalité, n'était pas déployé », explique Camille de Guillebon, associé chez EY Sociétés d'Avocats. Et ainsi proposer une offre de conseil complète, en lien avec les enjeux et problématiques des clients, quel que soit leur stade de développement. Cette nouvelle expertise, marque de fabrique de Ventury, sera évidemment déployée, au national, sur l'ensemble des implantations d'EY présent dans 11 grandes métropoles françaises. Le processus a déjà commencé sur Paris. « Nombre d'initiatives sont prises par l'Etat et les collectivités locales pour soutenir l'innovation, mais peu d'acteurs proposent une offre aussi pertinente et robuste que la nôtre », juge Eric Elabd, associé chez Ventury qui entend bénéficier des implantations territoriales, du soutien logistique et réglementaire ainsi que de la renommée d'EY pour "prêcher la bonne parole".
« Cette fusion permet in fine de dépasser les limites de nos deux réseaux », conclut Camille de Guillebon. Car si Ventury Avocats accompagne les jeunes pousses de la naissance de l'idée à son accès marché, qu'il soit national ou international, EY se place plutôt au niveau de la deuxième ou de la troisième levée de fonds. L'ensemble ainsi constitué peut donc désormais couvrir la totalité du parcours de l'innovation, l'un prenant le relais de l'autre.