En ce début d'année 2017, dans les bassins du GPMM, ce sont les marchandises diverses qui tirent l'activité vers le haut en affichant une forte progression à deux chiffres, +11 %, aux termes du 1er trimestre 2017. Cette hausse des marchandises diverses est notamment soutenue par les +22 % du conventionnel dus à une activité sidérurgique bien orientée à l'export comme à l'import, et aux +11 % atteints par le roulier. Le dynamisme des trafics avec la Corse (+31 %) favorise en effet les flux de remorques. Les trafics conteneurisés augmentent de 5 %, tirés vers le haut par les bons résultats sur les bassins de Fos.
Les vracs solides à l'équilibre
Après une année 2016 en retrait, les vracs solides retrouvent aussi l'équilibre : c'est en mars que le segment des vracs solides améliore fortement son score (+11 %) amenant l'activité trimestrielle à l'équilibre (+1 %), malgré la morosité persistante de l'agro-alimentaire depuis la dernière récolte 2016. Les autres vracs secs se redressent fortement, tant à l'import qu'à l'export, avec un score de +25 %, en comparaison toutefois à une période 2016 atypique avec la conversion des unités d'Uniper à la biomasse. Les trafics de vracs chimiques et alimentaires présentent un résultat en demi-teinte. Le chimiste Kem One vient de réaliser son grand arrêt quinquennal, entraînant un repli des exportations de soude, en baisse de 50 %.
Les vracs liquides en déficit
Les vracs liquides, en forte reconversion localement, sont en déficit, comme attendu (10.4 Mt en trois mois soit - 1.1 Mt) : les imports de brut sont en recul (-25 % à fin mars) cumulant les effets de la reconversion de la raffinerie de La Mède et du grand arrêt pour maintenance de la raffinerie Esso entre fin janvier et mi-mars, alors que les flux de raffinés portent des imports plus soutenus (+22 % par rapport au 1er trimestre 2016).