Port de Marseille : Après la réforme, les challenges
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Port de Marseille : Après la réforme, les challenges

Portuaire Le port de Marseille mise sur le démarrage dès le mois prochain des terminaux à conteneurs Fos 2 XL et, à plus long terme, de la Forme 10.

Une année de transition. C'est incontestablement ce qu'aura été 2011 pour le Grand port maritime de Marseille (GPMM). Une année durant laquelle le port a mis en oeuvre avec succès la réforme, transférant ainsi au privé, au-delà des outils de manutention, quelque 411 agents. L'enjeu de la deuxième partie de l'année aura ensuite été de convaincre les clients du port d'un retour durable de la fiabilité. Une opération séduction qui est loin d'être terminée, mais que les premiers gains de productivité viennent conforter. «Nous avons pu mesurer les effets positifs de la réforme bassin par bassin, assure Hervé Balladur, président de l'Union maritime et fluviale Marseille-Fos. À Mourepiane, nous avons ainsi constaté un doublement de la productivité. Le phénomène s'est également vérifié à Fos. Il y a globalement une vraie évolution de l'état d'esprit des personnels dans l'approche de leur métier». Désormais, l'objectif du GPMM - qui a enregistré une hausse de 3% de ses trafics en 2011 (à 88,2millions de tonnes) - est de reconquérir les parts de marchés perdues au cours des dernières années. Et si les volumes export ont tendance à revenir, les flux import, eux, restent encore difficiles à attirer. «Le port a un certain nombre de choses, en terme d'image, à se faire pardonner, concède Jean-Claude Terrier, président du directoire du GPMM. Chaque jour qui passe doit ramener la confiance des clients. La fiabilité, nous l'avons longtemps proclamée. Maintenant, il nous faut la démontrer».




Miser sur la réparation navale

Un challenge qui passera également par la concrétisation de projets structurants, avec notamment le démarrage dès le mois prochain des terminaux à conteneurs Fos 2XL, opérés par Portsynergy-Eurofos et Seayard, qui permettront au port marseillais de doubler ses capacités de traitement de conteneurs. Autre projet d'envergure, qui pourrait bien booster le développement du port: le prochain aboutissement de l'appel à projet pour l'exploitation de la Forme 10, la plus grande forme de réparation navale de la Méditerranée, susceptible de traiter des navires de plus de 310 mètres de long. Mais aussi de trouver des applications auprès des plate-formes offshores, des supers tankers GNL et des porte-conteneurs géants. «Nous sommes actuellement en négociations exclusives avec un groupement de quatre sociétés, Chantier naval Marseille, STX France, San Giorgio Del Porto et Mariotti», dévoile Jean-Claude Terrier. Pour Patrick Daher, président du conseil de surveillance du GPMM, l'enjeu est de taille: «Ce projet offre, pour la première fois depuis une trentaine d'années, une véritable cohérence entre la croisière et les activités portuaires, touristiques et industrielles». La Forme 10 pourrait être mise en service fin 2014.


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