Les entreprises de manutention bordelaises Sea Invest et Balguerie et le Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) ont signé le 2juillet un protocole pour la reprise des outillages du port. La réforme portuaire prévoyait que les grands ports maritimes cessent d'exploiter les outillages de manutention et les transfèrent à des opérateurs. Une SAS doit voir le jour, avec trois entités au capital: Sea Invest (65%), Balguerie (15%) et GPMB (20%). Le port détient une minorité de blocage. La société doit reprendre les 22 grutiers, les seize dépanneurs et les sept chefs d'équipes ou contremaîtres qui travaillent sur les outillages. La maintenance des appareils transférés à la SAS sera assurée par le port pendant 7 ans: pendant 3 ans dans le cadre d'un forfait pièces et main-d'oeuvre puis sous réserve d'un bilan économique de l'offre entre le GPMB et la SAS.
Avis d'une commission à l'automne
Le protocole signé le 2juillet ne constitue pas une vente des outillages. Il doit être préalablement soumis à la commission nationale d'évaluation des outillages portuaires, qui rendra son avis à l'automne. Si la décision est positive, le port et les deux sociétés auront 6 mois maximum pour signer l'acte de vente des outillages et mettre au point la convention de terminal et le contrat de maintenance.
Sea Invest, Balguerie et le Grand port maritime de Bordeaux s'allient au sein d'une SAS pour la reprise des outillages des sites de Bassens aval, Bassens amont et Le Verdon.