Professionnels de la filière porc se sont réunis le mois dernier à Landivisiau. La fermeture d'un des sites de Gad SAS, en redressement judiciaire depuis février, ne semble toujours pas exclue. Les deux abattoirs de porcs tournent aujourd'hui à 70 % de leur capacité. Début avril, une garantie supplémentaire d'1,2 million d'euros a été apporté au mandataire pour sauver l'entreprise et permettre de continuer à travailler avec le marché du porc de Plérin. « Mais on ne nous dit pas qui a mis sur la table cet argent », regrette Olivier Le Bras, représentant du comité d'entreprise de Gad SAS qui ajoute : « Notre outil industriel est toujours compétitif, mais il y a de la distorsion de concurrence, notamment avec la production en Allemagne. » Et pour les salariés comme pour les éleveurs, c'est toute la filière qu'il faut sauver. « 1.000 porcs produits entraînent 40 emplois directs dans la transformation », explique Olivier Le Bras. Simplifier les démarches Or, du côté des producteurs aussi, la crise est là avec la hausse des matières premières, mais pas que. « La production est passée de 25 à 23 millions de porcs en France. Mais s'il n'y a pas de porc, il n'y a pas de filière. Les mesures sorties récemment, on les prône depuis longtemps. Aujourd'hui, nous attendons plus que des paroles », martèle Philippe Bizien, président du comité régional porcin, qui a présenté son propre Plan de Sauvegarde lors de la réunion. Premier mot d'ordre : simplifier les démarches pour les éleveurs. « Certains renoncent à des extensions car c'est trop compliqué ! », tempête-t-il. « Nous voulons créer un rapport de force. Il est important de montrer que les territoires et les élus locaux se mobilisent », insiste de son côté Georges Tigreat, président de la communauté de communes de Pays de Landivisiau, à l'origine de la réunion. Il a été rejoint par Guy Le Helloco, président de la Cideral, la communauté de communes de Loudéac.
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