Dernière-née des agences régionales du Groupe Ponticelli, l'agence de Saint-Avold (230 personnes, 28millions d'euros de CA) réalise la majeure partie de son activité au travers de contrats de maintenance industrielle. Mécanique, tuyauterie et levage, l'agence lorraine travaille depuis 1990 pour des grands groupes comme Arkema, ArcelorMittal, Total Petrochemicals France (TPF) ou encore EDF.
Présents sur plus de vingt sites industriels dans l'Est
«Les sites industriels ont tendance à sous-traiter partiellement leur entretien/maintenance à des prestataires extérieurs. C'est pourquoi, nous sommes aujourd'hui présents sur plus d'une vingtaine de sites industriels de l'Est», détaille Daniel Righi, directeur de l'agence. Société familiale fondée en 1921 par trois frères dont Lazare Ponticelli, dernier poilu français disparu en 2008 à l'âge de 110 ans, le groupe est entré dans le cercle fermé des principaux fournisseurs de la pétrochimie et du nucléaire. Ainsi dans l'atelier de Saint-Avold, on peut croiser une vanne de plateforme pétrolière ou encore un élément de convection destiné à un four de TPF de la taille d'une semi-remorque.
4.5% de la masse salariale pour la formation
C'est grâce à l'attention accordée à la sécurité que le Groupe Ponticelli (5.000 personnes) est parvenu à percer sur ces marchés. «Chez Ponticelli, nous sommes passés en vingt ans d'une statistique de 8 accidents du travail avec arrêt dans une vie professionnelle à 0,3», pointe Gilbert Brun, directeur adjoint. La formation demeure aussi un volet important de la politique de l'entreprise: 4,5% de la masse salariale y sont consacrés et l'agence a aménagé la réplique d'une petite unité faisant office de chantier école. «Beaucoup d'entreprises se tournent vers le nucléaire. Or, les contraintes demeurent très importantes dans ce secteur: Comptez de un à trois mois de formation spécifique», précise Jean-Claude Muller, ingénieur travaux. Actuellement, 70 salariés du site sont aptes à travailler dans les centrales de Cattenom, Fessenheim et Chooz. Un chiffre qui devrait encore augmenter d'un tiers.
Un volet «travaux neufs» pour traverser la crise
À côté de l'activité de maintenance renforcée en 2002 par le rachat de la société Constructions mécaniques messines, Ponticelli réalise des travaux neufs et l'arrêt d'unités industrielles. Ainsi, en octobre dernier, l'agence a mobilisé une centaine de personnes pour l'inspection réglementaire d'Inéos à Sarralbe. Enfin, si le volet «travaux neufs» ne représente habituellement que 20% de l'activité, il a permis de traverser la crise: «Nous avons beaucoup travaillé sur le chantier EDF du cycle combiné gaz de Blénod-lès-Pont-à-Mousson en association avec le département de travaux industriels du groupe. Au total, nous avons soudé 30.000 pouces de tuyaux (762mètres équivalant)», poursuit Daniel Righi.
Une croissance orientée vers l'énergie et le nucléaire
Bien entendu, Ponticelli a subi les récentes vicissitudes de l'économie régionale, comme la fermeture de la Cokerie de Carling en 2009 qui a contraint l'entreprise à redéployer 26personnes sur d'autres sites. Mais son profil polyvalent joue en sa faveur. Aujourd'hui, l'agence lit son développement à venir dans le secteur de l'énergie et notamment du nucléaire: «On parle de prolonger à 60 ans la durée de vie des centrales», note le directeur de l'agence qui compte aussi prospecter davantage en Alsace.
Ponticelli
(Saint-Avold) Directeur d'agence: Daniel Righi 230 personnes Chiffres d'affaires 2010: 28M€ 03 87 91 34 55 http://www.ponticelli.com