Placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Vannes, la petite industrie de fabrication de kayaks de mer Plasmor à Theix a six mois pour se restructurer. «
Nous ne pouvions plus attendre une hypothétique reprise de l'activité», reconnaît Dominique Bourçois, le gérant fondateur qui accuse le coup d'une crise durable dans le nautisme.
«Il n'y a pas de désaffection du produit, mais les gens font des arbitrages entre un objet de loisir et un compte épargne logement.»
Même si cela ne concerne que 25% de sa clientèle, ce sont autant de rentrées d'argent qui sont reportées dans le temps.
«Cette mesure de redressement est technique. Elle nous permet de geler nos dettes le temps de nous réorganiser.» En effet, depuis 2008, Plasmor a vu son chiffre d'affaires s'éroder. De 1,8million d'euros à 1,4million d'euros. Si cette année Plasmor clôture à 1,6million d'euros de chiffre d'affaires, cette progression concerne des produits sans apport de marge. Dominique Bourçois s'apprête ainsi à reparamétrer l'entreprise afin de continuer l'activité. Trois licenciements sont prévus. Déjà, l'entreprise est passée de 24 à 17 salariés en quatre ans.
«D'autres postes vont passer à temps partiel, comme celui de la comptabilité», indique-t-il.
Des coupes seront réalisées dans les frais généraux, afin de réduire au maximum les dépenses. «Notre niveau de frais généraux est trop important pour la taille de la structure. Finalement, je fais ce que devrait faire l'État, en appliquant des nouvelles procédures qui nous coûtent moins cher.Seulement, je réagis plus vite que l'État», conclut-il.