Pierre Gattaz : « J’attends avec impatience le programme d’Emmanuel Macron »
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Pierre Gattaz : « J’attends avec impatience le programme d’Emmanuel Macron »

Le président du Medef était en visite le 1er et le 2 février en Vendée et en Loire-Atlantique. Il a rencontré des patrons de la région et repart avec quelques idées à souffler aux candidats à la présidentielle : favoriser le modèle vendéen « d'entreprises familiales avec des valeurs économiques et humaines" et "généraliser les contrats de chantier » à d'autres secteurs que le BTP. Pierre Gattaz dit également attendre « avec impatience » le programme complet d’Emmanuel Macron.

Il n’était pas venu dans la région nantaise depuis deux ans. Après avoir visité le Technocampus Océan tôt le matin du 2 février, Pierre Gattaz s’est arrêté au Startup Palace, un accélérateur de start-up privé. La veille, il avait dîné avec des entrepreneurs nantais à la CCI, après avoir rendu visite à des membres du Medef en Vendée et en Loire-Atlantique dont le groupe Herige, Europe Technologies, Armor, ainsi que le fablab Zbis à Saint-Georges-de-Montaigu.

Le « patron des patrons » a profité de sa visite pour commenter les programmes des candidats à la présidentielle. « Pour moi, il y a deux candidats, François Fillon et Emmanuel Macron. Le programme économique présenté par François Fillon nous paraît pragmatique et précis », a indiqué le dirigeant. Mais aurait-il une préférence pour Emmanuel Macron ? « J’ai dit que j’aimais beaucoup Emmanuel Macron comme personne mais j’attends avec impatience son programme. Ce qu’il annonce pour le moment, petit bout par petit bout, nous semble aller dans le bon sens car il met l’économie et l’entreprise au cœur de son programme », a-t-il répondu.

Sonder les programmes économiques de Le Pen et Mélenchon

La veille, en Vendée, il avait fustigé les mesures proposées par le candidat du PS et de ses alliés, Benoît Hamon. « Les débats sur le revenu universel me choquent car cela voudrait dire qu’il n’y a plus de croissance à trouver en France. C’est faux », a-t-il commenté. Pierre Gattaz a aussi confirmé qu’il recevrait très bientôt Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. « À eux deux ils représentent près de 40% d’intentions de vote, c’est important de les écouter et de les questionner sur leur programme économique. C’est de la démocratie. Nous verrons si on arrive à comprendre ce qu’ils veulent faire. Nous allons faire ça avec une dizaine de candidats qui seront interrogés par trois chefs d’entreprises, une PME, une ETI un grand groupe », a-t-il précisé.

"Le contrat de chantier, un sujet qu'il faut travailler"

Voilà une mesure qu’il aimerait en tout cas voire reprise par tous les candidats : la généralisation d’un "contrat de chantier", réservé jusqu’ici aux acteurs du BTP. En clair, il s’agit d’un contrat qui serait limité à la durée d’un projet d’entreprise. "Cela pourrait être dix ans pour un acteur de la navale, le temps de fabriquer un sous-marin, ou cinq ans pour une entreprise du numérique, par exemple", a précisé le patron du Medef. C’est l’idée que lui auraient lancé quelques entrepreneurs de la région. « C’est un sujet qu’il faut travailler. Avec les schémas actuels contraints, les chefs d'entreprise finissent par hésiter à embaucher et prennent des intérimaires », argumente le patron de l'entreprise Radiall.

" Il faut transposer le modèle vendéen dans toute la France"

La veille en Vendée, il avait glorifié le modèle vendéen. "La Vendée est un département formidable, on y trouve de nombreuses entreprises familiales qui ont vocation à durer dans le temps. Pour ça, elles s'appuient sur des valeurs économiques et humaines." Le patron du Medef s'est félicité de voir des entreprises "dans tous les villages qu'[il a] traversés. C'est formidable, à d'autres endroits en France il y a des villages désertés où il n'y a plus de commerces, plus d'entreprises. Il faut transposer le modèle vendéen dans toute la France".

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