Le premier employeur privé du Nord Gironde est installé à Blaye et fabrique des équipements pour les réservoirs de transport. Perolo emploie 68 personnes qui effectuent de la conception, de la soudure, de l'usinage et des tests pour produire plusieurs milliers de pièces chaque année. Les trois quarts de la production sont vendus à l'étranger. «L'essentiel de notre activité consiste à fabriquer de la robinetterie de sécurité pour citernes transportant des matières dangereuses liquides, déclare Thierry Bourguignon, P-dg de Perolo. Nos clients, qui sont ceux qui fabriquent ou exploitent ces réservoirs, sont situés en Chine, en Afrique du Sud, en Italie, en Bulgarie, aux États-Unis...».
Trois filiales pour développer l'international
80% de l'activité est destinée au marché du transport et 20% au secteur de la raffinerie. «Dans tous les cas, cela reste de la robinetterie, explique Thierry Bourguignon. Nous proposons des pièces qui permettent de remplir, vider, visiter et contrôler des réservoirs». Depuis qu'ils ont repris la société en 2005, Thierry Bourguignon et Pierre Surman s'attachent à développer leur business à l'international. BIP Group, la holding créée à l'époque, détient aujourd'hui trois filiales, en plus de Perolo. Perolo Distribution BVBA, créée fin 2006, est une entreprise de représentation et négoce pour les pays d'Europe du Nord. Cette filiale emploie deux personnes en Belgique.
Une usine en Chine
Pour faire face à l'explosion du marché du conteneur, Perolo a également ouvert une usine à Langfang, près de Pékin, en 2007. Cette filiale au nom à rallonge (Langfang Bip Valves Manufacturing Co.) compte quatorze salariés. Elle produit essentiellement pour le marché chinois, notamment pour China International Marine Containers et Sigamas. «Les constructeurs des conteneurs iso 20 pieds sont basés dans ce pays, indique Thierry Bourguignon. Notre installation en Chine est un atout en termes de coût, de logistique et de crédibilité». Enfin, BIP Distribution a été lancé en 2008 pour effectuer du négoce de robinetterie industrielle en Europe du sud.
Touché par la crise
Comme la plupart des entreprises industrielles, Perolo a été touché de plein fouet par la crise économique. «Nous avons connu une chute de notre activité dès septembre2008, déclare le directeur général. Nous avons arrêté nos contrats intérims et CDD et procédé au non-remplacement des départs naturels. Nous avons dû procéder au licenciement de trois personnes à la holding et demandé aux salariés de poser leurs jours de repos à certaines dates pour fermer l'usine. En revanche, nous n'avons pas eu recours au chômage partiel». Si le principal client chinois de Perolo a divisé sa production par huit, en revanche, la société a décroché un énorme contrat pour un industriel iranien (2M€ en 2009 et 1M€ en 2010). «Cette commande et nos mesures d'économies ont permis à l'entreprise de survivre», déclare Thierry Bourguignon.
Frémissement de l'activité
Si la période n'est pas encore à l'euphorie, quelques indices laissent entrevoir une sortie de crise. «Nous sentons un frémissement de la demande depuis le début de l'année, précise le dirigeant. Nous avons beaucoup de demandes de devis, souvent pour des montants assez faibles. Et quand nous obtenons le contrat, la demande de réactivité est extrême».
Repris par deux de ses cadres en 2005, Perolo a depuis créé plusieurs filiales pour développer les ventes à l'international. Dans un contexte difficile, le spécialiste de la robinetterie dédiée à l'équipement de réservoirs de transport se doit aujourd'hui d'investir sur son site blayais.