Face aux catastrophes économiques, répondre par l'ouverture de pépinières et d'hôtels d'entreprises. Telle est, en substance, la stratégie adoptée par le Conseil général du Haut-Rhin depuis la mise en oeuvre du plan de revitalisation économique, il y a déjà 4 ans. Le temps de montage et de financement des projets s'est traduit par une livraison progressive, depuis deux ans, de six hôtels et pépinières (à Altkirch, Soultz, Mulhouse-DMC, Fessenheim, Ribeauvillé et Brunstatt). Une stratégie qui trouve écho aujourd'hui encore, dans un contexte économique qui ne s'est pas simplifié. «Il est important de pouvoir apporter des réponses locales dans les zones sinistrées d'un point de vue économique», soutient Philippe Ratel, directeur du service économie du Conseil général du Haut-Rhin, «même si l'on est conscient qu'un hôtel ou une pépinière ne sont qu'un élément de la réponse».
400 emplois générés
On estime ainsi que les 7 pépinières et hôtels (Sierentz arrive en 2011), en vitesse de croisière, généreront entre 350 et 400 emplois répartis en une centaine d'entreprises. C'est peu, au regard des 18millions d'euros investis au global. Mais ces projets ont aussi entraîné les financements de la Région, de l'État et de l'Europe. Avec un objectif: permettre à des territoires souvent ruraux de renforcer leur attractivité et de conserver une économie endogène stable et avec des perspectives raisonnables de croissance. «Notre plus a été de pouvoir nous appuyer sur notre connaissance fine du territoire, et assurer ainsi une répartition harmonieuse de ces bâtiments sur le territoire», poursuit le président du Département Charles Buttner. Prochaine étape, aller vers une spécialisation des pépinières pour générer des mini clusters, à l'image de ce qui se fait à Cernay autour des énergies renouvelables. C'est l'une des pistes dégagées par les récentes Assises de l'économie.