Pearl Diffusion n'en finit pas de surprendre ses clients. Le leader régional de la VPC spécialisé dans les produits high-tech vient de lancer, entre autres nouveautés, la commercialisation d'une montre smartphone à moins de 200€. Mais aussi d'une imprimante 3D à 800€, dont l'esthétisme et le côté innovant ont été plébiscités par le designer Luigi Colani... « Être précurseurs et rendre accessible le meilleur des innovations technologiques, c'est notre marque de fabrique », souligne Jérôme Drichel, responsable marketing de Pearl Diffusion.
Les marketplacesleviers de croissance
Née en Allemagne, Pearl se développe en France depuis 1992 via une structure basée à Sélestat, qui gère aussi les marchés belge et luxembourgeois. « Nous avons un fonctionnement autonome, à l'exception de certains services mutualisés, pour les achats notamment, précise Jérôme Drichel. Nous gardons la main sur la réalisation de notre catalogue papier (bimestriel vendu en kiosque ou envoyé sur demande, tiré à 220.000 exemplaires) et l'animation de notre site internet (250.000 visiteurs/mois) ». Si de nombreux fabricants confient à l'entreprise la distribution exclusive de leurs produits, Pearl Diffusion développe aussi énormément de produits sous ses propres marques. Ils représentent 70 % des 10.000 références de son catalogue. « On cherche à renforcer leur notoriété, à l'instar de ce qu'ont réussi à faire certaines entreprises comme Décathlon avec sa marque Quechua », souligne Jérôme Drichel. Celui-ci veut aussi valoriser les produits du catalogue sur les "market places" du web, telles que Amazon et des sites de comparateurs de prix. « Ce sont des vecteurs de croissance pour nous », assure-t-il.Pearl Diffusion emploie 80 personnes et a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 16 M€, en progression constante depuis 20 ans. Sans donner de chiffres, Laurent Litzler, responsable RH de l'entreprise indique que les marges dégagées « nous permettent d'investir dans notre développement tout en faisant face à toutes les nouvelles taxes que l'on ne répercute pas sur le prix de nos produits ».
Extension logistique
Pour accompagner le développement de ses ventes, l'entreprise prévoit dans les mois à venir une extension de 600 à 800 m² de son site de stockage de Sélestat (de 4.500 m² actuellement). Si le web draine la majorité des achats, Pearl Diffusion dispose aussi de quelques boutiques en propre : à Sélestat, Colmar, Strasbourg et depuis fin 2012 à Paris. Ces magasins représentent 30 % des ventes de l'entreprise. « Nous ne sommes pas dans une logique d'ouverture massive. Nous restons positionnés sur la VPC. L'idée est d'avoir une implantation dans de grandes villes françaises, pour des questions de visibilité et de notoriété. C'est une vitrine, qui permet aux clients de voir le produit avant de l'acheter sur le web », estime Jérôme Drichel.
Pearl Diffusion
(Sélestat)Gérant : Nicolas RitterCA 2012 : 16 M€80 salariés