Paysage : «On partage un gâteau qui diminue»
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Paysage : «On partage un gâteau qui diminue»

Jean-Pierre Farineau,
président départemental de l'Unep (Union nationale des entrepreneurs du paysage)


Quel est le poids du secteur du paysage dans la région?

C'est un acteur important de l'économie des Pays de la Loire puisqu'il représente 1.570 entreprises, 335millions d'euros de chiffre d'affaires et 5.650 actifs. Le Maine-et-Loire est un des départements les plus porteurs. Ce n'est pas par hasard si le pôle de compétitivité Végépolys est installé à Angers. Le végétal est inscrit dans la tête de ses habitants. L'équipement du jardin est toujours en bonne position dans les investissements des ménages, ici peut-être plus qu'ailleurs.






Dans le département, Terra Botanica constitue aussi une vitrine pour la profession...


Complètement. Terra Botanica est un moteur, un apporteur d'idées. Pour prendre un exemple, les gabions suscitent des demandes. Terra Botanica une locomotive. Et pas seulement à l'échelle du Maine-et-Loire.




Comment se porte le secteur du paysage dans le contexte de crise économique actuel?

En matière d'emploi, au niveau national, il est toujours créateur en solde net (+5.000 actifs en 2 ans). Nous observons aussi une augmentation sensible du nombre d'entreprises (+32%), notamment dans le secteur du service à la personne. Cependant, le chiffre d'affaires n'a pas progressé (5milliards d'euros). On doit partager un gâteau qui diminue. Globalement, nos entreprises sont solides. Nous n'avons pas observé de vraies chutes dues à la crise. La plus grosse difficulté est liée au statut d'auto-entrepreneur. Ce type de création artificielle ne peut qu'entamer la solidité de nos entreprises. Il s'agit d'une vraie interrogation dont on n'a pas encore fini de mesurer les conséquences. Tél.: 0240163647; www.entreprisesdupaysage.org

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