C'est un fait, la récupération des palettes est une activité gourmande en espace. Ouest Palette qui est installé aujourd'hui à La Merlatière sur un terrain d'environ trois hectares a d'ailleurs dû investir dans une nouvelle implantation de 2,5 hectares à Migré (Charente-Maritime) en 2015 et qui sera pleinement opérationnelle d'ici la fin de l'année (500 000€ d'investissement). L'entreprise dirigée par Thierry Lutton voit transiter environ 5 000 palettes par jour. Elle récupère des palettes chez ses clients industriels ou autres (Atlantic, Sodebo, Super U, Maître Coq), les trie et les revend. Cette activité est complétée par le broyage des palettes définitivement hors d'usage (80m3 par jour). Le broyat est revendu et sert, notamment à des entreprises comme les meubles Gautier à produire des panneaux de particules. Ces activités lui permettent de voir son chiffre d'affaires augmenter régulièrement : 2.02 millions en 2014, 2,7 en 2015 et elle s'apprête à clôturer à plus de 3 millions en 2016 avec 37 salariés.
Un nouveau site à l'étude
L'entreprise rayonne de Bordeaux à Rennes. Or pour éviter l'engorgement du site de La Merlatière, il faut trouver de la place. Déjà avant l'ouverture du second site de Migré « nous étions bridés dans notre développement. Migré nous a libéré ». « Nous avons déjà quelques clients comme Armor, nous réfléchissons sérieusement à nous implanter en Loire-Atlantique. Cela nous permettrait d'envisager notre développement aussi sur le Mainte-et-Loire », détaille le dirigeant. Avec 100 000 à 110 000 palettes en stock, la surface d'exploitation de La Merlatière pourrait arriver, à échéance assez brève, à saturation. « Nous avons quelques réserves foncières ici, mais on ne va pas repousser indéfiniment », prédit Thierry Lutton.
Palettes vertes
L'entreprise s'apprête également à lancer un nouveau service appelé, pour le moment, la palette verte. L'entreprise a donc investi dans une machine à démonter les palettes. L'idée : démonter les palettes partiellement abîmée et en remonter de nouvelles, quasi-neuves en particulier sur des modèles spécifiques produits en petites séries. « Cette idée est venue à la suite de remarques de clients qui voulaient réduire leur quantité de déchets. Elle va nous permettre d'avoir un impact sur le transport et d'apporter un produit en plus à livrer à des clients locaux. Et ainsi de diminuer les déchets dans une forme d'économie circulaire. » Les nouvelles activités devraient permettre l'embauche de deux personnes à La Merlatière et d'une à Migré. Un sacré virage pour cette entreprise qui a démarré son activité 1980 dans les palettes pour alimenter la société mère, une briquetterie, en bois énergie bon marché.