Les fameux « illettrés de Gad » du ministre de l'économie Emmanuel Macron, ont fait écho à une réalité cruelle. Un faible niveau en orthographe peut devenir un handicap majeur dans le développement de sa carrière... que l'on soit étudiant, ouvrier et même cadre supérieur.
Pas une fatalité
C'est en partant de ce constant que Gisèle Planchon et Bertrand Lepoutre ont fondé, en 2013 dans le Nord-Pas-de-Calais, le réseau Orthogagne. L'association étend ses ailes depuis quelques mois avec des ouvertures d'agences en Bretagne et en Rhône-Alpes. « Ces manquements ne sont pas une fatalité, confirme Élodie Delannoy, chargée du développement sur les quatre départements bretons. C'est avant tout une question de confiance et d'accompagnement. » De méthode également... le coeur du processus Orthogagne. « L'idée est d'apprendre en s'amusant via des quiz, des jeux de hasard, de rapidité. Il faut que les salariés trouvent du plaisir. Nous n'entendons pas remettre tout le monde à niveau du jour au lendemain mais bien redonner les bases pour progresser. » Véritable fléau au quotidien pour celui qui la vit, la mauvaise maîtrise de l'orthographe touche toutes les catégories de population et tous les secteurs d'activité. « Du cadre bancaire à l'ouvrier agroalimentaire. Selon les postes, cela peut avoir une incidence sur l'image de l'entreprise et sur le comportement du personnel. »
Les écoles concernées
Les stages proposés par Orthogagne s'étalent sur trois jours à raison d'une dizaine de stagiaires par groupe. « Nous sommes à 980 euros HT par jour par groupe, plus un coffret à 10 euros remis en fin de session à chaque participant afin qu'il puisse poursuivre son entraînement à la maison ou sur son lieu de travail. » Clairement orientée vers les entreprises, la méthode Orthogagne s'adresse également aux étudiants. « On constate des écarts importants en école supérieure. C'est un frein à l'embauche ou à l'évolution de carrière. »
Orthogagne
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