Oneex poursuit ses innovations. La société va lancer en ce début d’année sa toute nouvelle solution : Oneex Kiosk, une borne interactive avec reconnaissance faciale par intelligence artificielle.
L’entreprise, créée en 2017 à Clermont-Ferrand, propose des solutions qui permettent d’analyser et de vérifier la véracité des documents d’identité de 197 pays, que ce soit les cartes d’identité, les titres de séjour, les passeports ou les permis de conduire. Elle équipe déjà des grands groupes de l’industrie de la Défense comme Safran ou Ariane Group ou des banques, tels que le Crédit Agricole ou la Banque de France. Elle travaille même avec le ministère des Affaires étrangères ou le cabinet du Premier ministre.
Un an et demi de recherche
Sa dernière machine peut associer le visage du visiteur à sa photo d’identité ou à sa puce NFC et imprimer des cartes sécurisées, badges d’accès ou QR codes. L’appareil, actuellement en test dans trois grands sites, sera présenté au salon du CES (Consumer Electronic Show) de Las Vegas en janvier. Oneex a été sélectionnée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour participer à l’évènement.
"Cette borne, qui a nécessité un an et demi de recherche, répond à un besoin de nos clients. Cela permet de sécuriser les accès où il n’y a pas de personnel d’accueil parce qu’il y a trop peu d’entrées quotidiennes ou alors de gérer les grands flux. Cela apporte de la fluidité et de la fiabilité", explique Alexandre Casagrande, le fondateur d’Oneex.
Cette solution complète les services déjà proposés par l’entreprise. Le premier, Desktop, un produit de bureau composé d’un scanner, est utilisé par les personnels d’accueil, les agents de sécurité ou les services RH. Le deuxième est une version transportable sous forme de valise, cette fois, plutôt dédiée aux forces de l’ordre. Tous ces appareils sont à la location.
De 4 à 22 salariés en deux ans
Cette année, Oneex revendique plus de 2 000 cas de fraudes détectés grâce à ses systèmes. "On estime entre 3 et 4 millions d’euros les faux documents d’identité qui circulent en France. Ils sont de plus en plus accessibles et de mieux en mieux réalisés. Les enjeux sont colossaux pour les entreprises, qui peuvent être exposées à de l’espionnage industriel ou risquent des sanctions pénales si elles emploient une personne avec de faux papiers", détaille Alexandre Casagrande.
Un entrepreneur passé par les renseignements français
Avant de lancer sa société, le quadragénaire a passé douze ans au sein des renseignements français et a dirigé la sûreté de grands groupes français et internationaux. Il a notamment occupé le poste de directeur en sécurité de la tour Eiffel.
Le dirigeant ne souhaite pas révéler le chiffre d’affaires de l’entreprise, mais précise que la croissance est exponentielle. "En deux ans, nous sommes passés de 4 à 22 salariés. Et nous prévoyons de recruter une dizaine de personnes dans les 6 mois à venir, des ingénieurs informatiques et des data scientists", assure le chef d’entreprise originaire d’Auvergne.
Une levée de fonds en perspective
Oneex a enregistré, cette année, ses premiers clients internationaux, en Espagne, Belgique, Italie ou Pologne. Cela représente 10 % de l’activité mais l’ambition est d’atteindre les 50 %. Une levée de fonds est d’ailleurs envisagée fin 2026 afin de développer cette internationalisation.