Paul Champs
Directeur général Paul Champs Agencement L'entreprise basée à Guipavas a piloté l'organisation à Brest le 5octobre du 47e congrès de la Chambre Française des agenceurs (CFA), une des branches de la Fédération française du bâtiment (FFB).
Qui sont les agenceurs et quel poids pèsent-ils en France?
Les agenceurs aménagent des commerces, des locaux d'entreprise, des appartements de prestige... Nous travaillons en direct sur les chantiers, parfois avec des sous-traitants. On estime à 800 le nombre d'entreprises d'agencement en France. Elles représentent 2Mds€ de CA et 6.000 salariés. La CFA compte 100 membres.
La profession souffre-t-elle de la crise?
Comme le BTP, l'agencement est soumis aux aléas de la conjoncture. Nous avions déjà beaucoup souffert en2009 et2010: en moyenne, les entreprises ont perdu 25% de leur chiffre d'affaires. Chez Paul Champs, on a fait moins 40% en 2010... La situation s'est améliorée en 2011 mais depuis quelques mois, on sent un ralentissement. Les clients mettent plus de temps à se décider, ou revoient certains projets à la baisse...
Les deux prochaines années risquent d'être difficiles.
Y compris chez Paul Champs?
Oui. Un de nos gros marchés, l'aménagement de paquebot, sera bientôt en panne: nous sommes en train de finir le chantier sur le dernier paquebot actuellement en construction à Saint-Nazaire et aucun chantier n'est annoncé ensuite... On cherche donc à s'appuyer sur d'autres segments. On vient par exemple de finir un appartement de luxe à Londres. Le marché du haut de gamme chez les particuliers est un des secteurs porteurs de la profession, qui ne souffre pas de la crise. Mais nous avons la chance d'avoir des commandes jusqu'en 2018, comme celle passée par DCNS pour l'aménagement de quatre sous-marins.
- TROIS QUESTIONS à