C'est un pas de géant qu'OMS a fait cette année. Pour la première fois, l'entreprise de Vern-sur-Seiche s'est projetée à l'international, à Londres. Certes, grâce à sa maison mère le groupe Legendre, mais cette expérience démontre un savoir-faire breton qui s'exporte. De la serrurerie fine à la métallerie de grande envergure, pour des charpentes notamment, l'entreprise s'illustre sur de nombreux chantiers. Ses deux métiers s'équilibrent parfaitement dans son activité qui représente 12 millions d'euros de chiffre d'affaires. Objectif 2017 : atteindre les 13 millions avec 80 salariés, dont la moitié en atelier et une dizaine en bureau d'études intégré.
Le garage-atelier et les stations du métro
Parmi ses références, OMS s'apprête à livrer le nouveau garage-atelier de la seconde ligne du métro rennais. Un bâtiment métallique aux lignes arrondies qui va devenir emblématique au bord de la rocade ouest. Une commande exceptionnelle, supérieure au million d'euros, réalisée « en synergie » avec le groupe (Legendre lui assure 20 % de son business). « Nous y avons exercé nos deux métiers, se félicite Didier Hurault, directeur d'OMS. Nous réaliserons également deux des trois stations aériennes du métro cette année » (en partenariat avec Angevin). Les 15 stations de la ligne b accueilleront aussi ses réalisations, mais la pose réalisée par ses soins n'est pas prévue avant 2019 : garde-corps, habillage inox, mains courantes... « C'est un chantier important pour nous », confie Didier Hurault, mandataire d'un groupement pour ce lot d'un montant global de 6,5 millions d'euros. OMS contribue aussi à la réalisation de nombreux éléments d'habitat, en programmes neufs principalement. Son rayon d'action dans le grand Ouest s'étend naturellement vers l'ouest parisien.
Investissements et marquage CE
Derrière ces chantiers et références, figure un outil industriel de pointe. Les deux derniers investissements portent sur une première table de découpe laser acquise en 2015 (plus de 350.000 euros) et un banc de profilés reconstitués soudés (PRS) de dernière génération, acquis cette année pour 400.000 euros. « Il permet de donner au métal la forme que l'on veut en optimisant la matière », explique Didier Hurault. L'atelier breton vient également de décrocher un précieux sésame : la certification pour le marquage (classe d'exécution EXC3) de ses produits de structures métalliques. « C'est à la fois la reconnaissance d'un savoir-faire technique et un gage de qualité de haut niveau. Pour nos équipes, le fruit d'un travail conséquent qui a participé à leur montée en compétence, au bénéfice des clients. Ils bénéficient en effet de garanties en termes de respect des exigences de la norme NF EN 1090 et de qualité de soudure notamment. »
Cap sur la région parisienne
Côté perspectives, après une année 2016 stable en activité mais jugée positive en prises de commandes, OMS a une bonne visibilité jusqu'en 2019. L'objectif désormais est d'aller plus loin géographiquement, notamment de plus en plus sur Paris pour des opérations conséquentes, en synergie avec le groupe Legendre qui multiplie les chantiers sur place. Le métal dans un groupe de béton a du bon ! « Nous nous inscrivons dans une croissance mesurée », conclut prudent Didier Hurault. OMS aura tout de même doublé d'effectif et chiffre d'affaires depuis son rachat.