À sa création en 1994, Novaxel avait essentiellement pour clients des précurseurs. Aujourd'hui, la Ged, ou gestion électronique de documents, se démocratise. Mais, plutôt que ce terme barbare, Martine Joulia-Cubizolles, directrice générale, préfère parler de «Green electronic document», nom que l'entreprise vient de déposer. Car la gestion électronique, c'est autant de papier en moins. Un petit geste pour la planète, un grand pas pour la rationalisation de l'activité.
Un outil de rationalisation
«Notre métier consiste à remplacer des armoires papier par une armoire informatique. Avec le papier, il y a autant d'organisations que d'hommes. Or, il faut une seule organisation pour fédérer tous les documents, et donc tous les hommes qui travaillent entre eux», explique la dirigeante. Dans les nouveaux locaux de l'entreprise, à Lyon, rares sont les feuilles et autres dossiers. Ici, on applique ce que l'on préconise aux clients. Des grands comptes de l'assurance, des professions séduits par une approche métier (experts-comptables, collectivités locales...), enfin des PME. «C'est le plus gros ?morceau?, elles sont maintenant prêtes, analyse-t-elle. Avec la crise, on observe que les gens ont la volonté de travailler autrement, de rationaliser, d'optimiser leur organisation.» Tant et si bien que la société lyonnaise prévoit de multiplier par dix son activité dans les cinq ans. À fin mars2010, le chiffre d'affaires devrait dépasser les 3M€, avec 33 personnes. Le résultat net sera compris entre 10 et 20%. «En temps normal, on peut monter à 30%, facilement. Or, nous ne vendons plus de la même manière: un client ne signe plus pour 40 postes, mais pour dix... Mais comme le marché est prêt, nous développons nos volumes de vente.» L'international est une autre source de développement pour les prochaines années. La société, sollicitée par des entreprises du Maghreb pour distribuer les solutions de Novaxel dans leur pays, a par ailleurs présenté un dossier à la commission export de la CCI de Lyon pour bénéficier d'un accompagnement. «Jusqu'à présent, nous n'avions pas sollicité d'aides. Car on avait l'impression que monter un dossier est une perte de temps. C'est effectivement long, mais cela oblige à réfléchir, à prendre du recul. C'est de l'investissement personnel mais c'est très intéressant.»
Le spécialiste lyonnais de la gestion électronique de documents profite de l'engouement des PME pour la dématérialisation.