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Novasep injecte 11 millions dans ses nouveaux labos
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Novasep injecte 11 millions dans ses nouveaux labos

Novasep dispose de 2 000 m² de nouveaux laboratoires et de bureaux. L’unité produira bientôt des molécules utilisées pour des traitements anti-cancer de nouvelle génération. Un investissement de 11 millions d’euros.

Dans ses nouveaux laboratoires et services R&D du Mans, Novasep veut produire une nouvelle génération de molécules anti-cancer. L’entreprise y a investi 11 millions d’euros dans la construction de 2.000 m² de bâtiments, afin de doubler la superficie d’un site qui accueille plus de 80 salariés, et fabriquer sur place des « anticorps monoclonaux conjugués » (Antibody Drug Conjugate ou ADC). Que signifie ce terme un peu barbare ? « Désormais, on fixe la molécule chimique sur un anticorps capable de reconnaître et de cibler spécifiquement la cellule cancéreuse », traduit Rachel de Luca, directrice du site du Mans. « On faisait la bombe, maintenant on livre un missile à tête chercheuse », vulgarise un autre cadre du groupe. Résultat : une meilleure qualité de vie pour le patient et un traitement plus efficace, assure-t-on.

30 emplois nouveaux

Novasep ne crée ni ne commercialise aucun médicament. À la base, l’entreprise conçoit et installe des unités de purification d’ingrédients et des lignes de production pour l’agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique. Sur la partie médicament, l’ETI de 1 200 salariés pour 260 millions de CA travaille en sous-traitance, en livrant des « principes actifs » entrant dans la composition de traitements, pour une clientèle de laboratoires pharmaceutiques. Juridiquement basée à Pompey (Meurthe-et-Moselle), elle a installé sa direction à Lyon. À partir du deuxième trimestre, Novasep Le Mans fournira des lots d’ADC devant servir à réaliser des essais cliniques. Quant à la production de masse, il faudra attendre trois à cinq ans. Car une fois testés, les traitements de ses clients devront encore obtenir les autorisations de commercialisation délivrées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Côté emploi, les effectifs manceaux pourraient atteindre une centaine de salariés à moyen terme. « On table sur 30 embauches d’ici un à trois ans, sachant qu’une quinzaine de personnes a déjà été recrutée », annonce Rachel de Luca. L’entreprise a opéré un virage stratégique en 2013, vers le marché des biothérapies, qui est son « principal axe de développement aujourd’hui », dixit son P-dg Michel Spagnol.

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