Novartis : Le Biotech est prêt pour le transfert de production
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Novartis : Le Biotech est prêt pour le transfert de production

Le centre de biotechnologie de Huningue a finalisé les travaux destinés à accueillir la production du Simulect, un médicament produit sur le site bâlois du groupe.

Novartis a investi 30millions d'euros sur le site de Huningue afin d'adapter ses équipements et ses infrastructures. Les travaux ont été achevés à la fin de l'année. Cet investissement est destiné à transférer la production du Simulect, un anticorps monoclonal prescrit pour la prévention des rejets du greffon suite à une transplantation rénale. Ce médicament est produit depuis les années 1990 par Novartis à Bâle. Le groupe souhaite ce transfert car il a besoin de place pour son projet de Campus. L'autre raison invoquée: le haut niveau d'investissements cumulés, 200millions d'euros, depuis la création du centre de biotechnologie. «Ce centre n'a pas fait le plein. Il reste de la capacité au niveau du bâti et des équipements», indique Serge Runser, directeur exécutif de Novartis Pharma France et responsable du site de Huningue.




Des axes de développement pour le site

La production de Simulect utilise des procédés différents de ceux utilisés jusque-là par le centre de biotechnologie. «Cela diversifie nos capacités en termes de technologies et de procédés. Par conséquent, cela nous ouvre des possibilités d'accueil d'autres produits de ce type», souligne le directeur. Le site souhaite déposer un dossier d'autorisation de production en fin d'année ou début 2011 afin de démarrer la commercialisation à la mi-2011. Une trentaine de personnes dédiées à la production de Simulect ont déjà été recrutées. L'équipe sera renforcée cette année par l'embauche d'une quinzaine de personnes supplémentaires. Le centre de biotechnologie de Huningue produit également l'Ilaris, un anticorps monoclonal utilisé pour le traitement de syndromes inflammatoires et auto-immuns, maladies qui touchent une centaine de patients en France. Mais ce médicament s'est aussi montré efficace pour le traitement de la goutte, pathologie qui touche des millions de personnes. «Aujourd'hui, nous ne sommes pas autorisés à commercialiser Ilaris pour le traitement de la goutte. Mais si nous obtenons l'autorisation, d'ici trois à cinq ans, cela deviendra un produit phare du groupe», annonce Serge Runser.




Plus de médicaments issus de la biotechnologie

Centre de référence de Novartis pour la production d'anticorps monoclonaux, le Biotech de Huningue est promis à un bel avenir. «Une transformation de l'industrie pharmaceutique s'opère. Aujourd'hui, le portefeuille de médicaments d'origine biologique est de plus en plus important, au détriment des molécules de synthèse chimiques. À l'horizon 2020, plus de 40% des médicaments commercialisés seront issus de la biotechnologie», prévient le responsable du site.

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