Novapack : Mariage de PME
# Industrie # Investissement

Novapack : Mariage de PME

Enjeu. Novapack technologies veut passer d'une "start-up fabless" à un groupe de taille critique, tendant vers l'ETI, d'ici à six ans. Le tout par de la croissance externe.

Le printemps n'est pas encore là, mais le président de la holding Novapack technologies (CA 2011: 160.000€) ne parle déjà que mariages. Renaud de Langlade marie les techniques: plasturgie et microélectronique deviennent plastronique. Mais surtout, il marie les entreprises: PME et TPE deviennent groupe de taille critique. Dès 2009, Novapack SAS, concepteur de boîtiers de puces électroniques basé à Saint-Égrève (CA 2011: 550.000€), rachetait Acuiplast (CA 2011: 548.000€), spécialiste de la microplasturgie et de la micromécanique à Morestel. La société passait ainsi du "fabless", avec une production sous-traitée, à l'intégration de la chaîne de production. Depuis le mois dernier, Acuiplast intègre également la société Acuitec. «Acuitec est sorti du plan de redressement par apurement anticipé du passif, explique Renaud de Langlade. Mais l'intégration d'Acuitec dans Acuiplast était effective depuis quatre ans. Et Acuiplast devrait officiellement fusionner dans les semaines à venir avec Micro injection plastique (Mip).» Cette dernière est une TPE de Saint-Vulbas (01; CA 2011: 56.000€) qui participe à un projet de nouveaux procédés de plasturgie.




Recette de croissance

«Le groupe sera passé d'une start-up fabless en 2003 à un groupe de bonne surface financière en 2012, sans dette, en reprenant et fusionnant des sociétés en difficulté, explique le président. C'est une recette que je recommande: rassembler PME et TPE dans un groupe. Une PME en difficulté est un outil de travail immédiatement disponible et pour un prix dérisoire. Il ne faut pas perfuser une entreprise qui perd de l'argent mais la dépecer, car les morceaux individuellement peuvent aider d'autres entreprises. C'est un principe de bon sens. J'estime avoir gagné deux à trois ans en redressant des entreprises en difficulté plutôt que de partir ex nihilo.» Et, selon lui, les chances de succès sont encore améliorées si les entreprises travaillent sur des projets innovants. «Je bénéficie d'un magnifique business angel: Minalogic, qui labellise les projets innovants et porteurs.» Novapack technologies participe à une dizaine de projets au sein du pôle de compétitivité.




«Lego industriel»

Mais Renaud de Langlade ne compte pas s'arrêter là. Il n'a pas encore atteint la taille critique recherchée, celle d'un groupe affichant un chiffre d'affaires consolidé de l'ordre de 50M€. «J'ai quatre sociétés sous le coude, de deux à 270 salariés, avec des dirigeants proches de la retraite, à la recherche d'un successeur, affirme le dirigeant. Novapack va croître par croissance externe dans les mois à venir. Tout n'est pas encore arrêté et je suis prêt à accueillir des investisseurs qui auraient une vision à long terme et capables d'apporter 6 à 10M€, suivant la formule de rachat.» Il ne cherche pas à rester majoritaire à tout prix. Il vise plutôt le «Lego industriel qui permettra la maîtrise de toutes les briques technologiques des boîtiers et l'accès à des marchés de niche, tout en proposant des sous-ensembles achetés par tous les autres acteurs du secteur.» Renaud de Langlade vient de recruter un directeur général, Roland Besnard, pour monter ces projets et se désengager de l'opérationnel.

Novapack technologies



(Saint-Égrève) Président: Renaud de Langlade Effectif total: 19 www.novapack.fr

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