«Nous ne sommes pas un acteur local»
# Industrie

«Nous ne sommes pas un acteur local»

Philippe Bello
Directeur général d'Akers France


Vous venez d'inaugurer, le 14septembre, de nouvelles installations à l'usine de Thionville. En quoi consistent-elles? En réalité, l'installation des nouveaux équipements est achevée depuis l'hiver dernier. Nous avons profité du traitement du 100e cylindre pour les inaugurer. Traditionnellement, le site de Thionville fabrique des cylindres de laminage de plus de 11 tonnes. Les nouvelles installations permettent de descendre jusqu'à 5 tonnes, ce qui correspond plus aux attentes de nos clients. Nous avons construit un nouveau bâtiment et installé 6machines à usiner. C'est un projet de 7M€, qui fait suite à la fermeture de l'usine de Fraisses (42) début 2010, dont nous avons rapatrié l'activité en Moselle. Cela s'inscrit dans une logique de concentration des flux.

Dans le même temps, vous avez lancé une nouvelle gamme de cylindres d'une durée de vie plus longue. N'est-ce pas se tirer une balle dans le pied? Oui, nous avons mis au point une gamme de cylindres qui dure 5 fois plus longtemps que les cylindres classiques. Nous sommes les seuls au monde à disposer de ce savoir-faire. Un brevet est déposé. Nous espérons que cela déclenchera un engouement chez nos clients et que nous décocherons une grosse part du marché, en diversifiant notre clientèle.
Quelques jours avant l'inauguration, ArcelorMittal a annoncé l'arrêt provisoire du P6. Comment réagissez-vous à cette annonce et quel impact cela peut-il avoir sur votre activité? Il faut considérer cela

avec un certain recul et relativiser. L'activité sidérurgique en 2011 est supérieure à celles de 2008-2009. Il y a des signes de reprise manifestes. Le site de Florange n'est qu'une variable d'ajustement au niveau mondial qui permet au groupe
de faire tourner les autres usines à plein régime. Pour nous, l'impact sera minime. Nous produisons 1.000 à 1.100 cylindres par an et Florange en consomme une vingtaine. Nous ne sommes pas un acteur local.

  • TROIS QUESTIONS À
# Industrie