Thierry Bruneton, Dirigeant des Établissements Bruneton à Saint-Étienne
Vous avez arrêté en juin2010 votre activité épaviste. Pourquoi? En 1991 quand je suis arrivé à la tête de l'entreprise familiale, l'activité dépannage-remorquage représentait 1.500 interventions à l'année. En 2010, on a franchi le seuil des 15.000 interventions. Poursuivre l'activité épaviste avec un tel niveau d'activité sur le dépannage-remorquage devenait très difficile. J'ai donc décidé de me séparer de la "casse" pour me concentrer sur la dizaine de clients qui alimentent mon activité dépannage: la Police, les CRS, et les sociétés d'assistances comme Europe Assistance ou Inter Mutuelles Assistance.
C'est cette réorganisation d'activité qui a motivé votre projet d'investissement immobilier?
C'est exact! Nous allons investir 2M€ dans de nouveaux locaux situés à 500m de là. Les travaux viennent de commencer. L'idée est de tout centraliser sur un seul lieu. Jusqu'à présent, nous avions des sites sur Monthieu, le bois d'Avèze... Avec l'arrêt de la "casse", nous n'avons plus besoin de tous ses sites qui représentent au total 20.000m². Nous avons donc décidé de tout ramener sur 4.000m² de terrain et 1.500m² de locaux.
L'avenir des Établissements Bruneton, c'est aussi le démarrage d'une nouvelle activité?
Effectivement, nous allons développer le transport d'engins lourds. Je viens d'investir dans un camion d'occasion, un 6x2 avec une grue de 20 tonnes/mètre et un plateau capable de transporter des engins de chantier jusqu'à 15 tonnes. Il ne s'agit pas d'une diversification, mais d'un complément. C'est une suite logique. Que l'on transporte une Clio ou une mini-pelle, c'est le même boulot. Et puis, j'ai la chance sur un plan législatif d'avoir cette capacité de transport, autant que je m'en serve. Je le fais parce que j'ai arrêté la "casse" et que cela va me permettre de rentabiliser un peu plus mon personnel. Et puis, c'était aussi une demande de sociétés comme Loxam ou Laho Équipements qui ont besoin de sous-traitants pour convoyer leurs matériels de chantier. Je ne sais pas combien cela va me rapporter, je débute dans ce métier, mais je pense que l'on peut facilement atteindre les 100.000 € par an, soit 5% de notre chiffre d'affaires (2M€).
- TROIS QUESTIONS À