Jean-Christophe Louvet,
président de la Fédération régionale des travaux publics, ex-président TP 49
Alors que le tramway sera mis en service dans six mois, quel bilan dressez-vous du chantier?
Dès 2005, nous échangions avec Angers Loire Métropole. Nous avons pu nous préparer et travailler sur la formation. Très tôt, nous avons abordé l'environnement dans lequel nous allions travailler avec les contraintes liées à l'interférence des réseaux existants et les problématiques de sécurité/prévention. Les entreprises ont aussi bougé sur la gestion des déchets. Nous avons avancé sur des sujets communs entre entrepreneurs, la taille du chantier le permettait.
Qu'en est-il de la relation avec les riverains?
Notre activité est particulièrement encombrante. Il y a forcément une gêne pour les riverains. On la prend en compte, on travaille dessus. Concernant l'impact bruit et accessibilité, nous avons assurément des marges de progrès. La cellule communication d'ALM a fait un travail remarquable. À chaque fois que nous avions des solutions techniquement recevables et économiquement acceptables, nous les avons mises en oeuvre. Le chantier a été l'occasion pour les entreprises de mettre en place des bonnes pratiques. Il y aura des déclinaisons sur les chantiers à venir. Le P de public a pris toute sa dimension: on a demandé aux gens de se fondre dans la ville tout en étant suffisamment efficaces pour que le chantier avance et transparents pour qu'il y ait le minimum de gênes.
Comment se présente l'après-tram?
Je crains de fortes perturbations. La crise est arrivée au moment du démarrage des travaux. Structurellement, la profession est impactée avec un décalage d'environ 18 mois sur le reste de l'activité. Quand on a à l'esprit ce que l'industrie a dû subir, il y a de bonnes raisons de s'inquiéter. (Lire aussi page5)
- TROIS QUESTIONS À