Christophe Bernard et Jérôme Balmain,
dirigeants fondateurs de La Haute Société (25 salariés), agence de communication à Grenoble.
Vous avez clos votre dernier exercice en avril avec une croissance de 21% à 1,7 M?. Comment expliquez-vous cette réussite ?
En janvier 2012, l'agence a procédé à une réorganisation en mode projet, en intégrant toutes les compétences, prenant ainsi le contre-pied de l'externalisation. L'arrivée de Numericable dans notre portefeuille de clients nous a amené à recruter des profils pointus pour les postes de chef de projet, webdesign, développement et direction technique. Nos clients sont désormais de grands comptes et l'amélioration continue devient un enjeu primordial. Il est en effet indispensable d'être très réactif auprès des annonceurs, dont l'investissement dans le digital est crucial. Cette transversalité est impossible en externalisant à outrance.
Quels ont été les principaux obstacles ?
L'organisation « en silos » chez les clients : le service communication y est parfois coupé du marketing ; le marketing est parfois coupé du digital, etc. Or, tous ces domaines poursuivent un même but. Le plus difficile a donc été de réunir toutes les parties prenantes autour d'une table, afin d'identifier leurs intérêts communs. Notre force s'est révélée être notre position transversale.
Concrètement, qu'est-ce-que cela change ?
La stratégie digitale n'est pas déconnectée de la stratégie globale. Et le travail est amorcé toujours plus en amont avec les clients. Nous réalisons un grand nombre d'ateliers utilisateurs et de "focus groups". Une fois lancés, les dispositifs digitaux (application, site, campagne de communication...), sont évalués et ajustés, pour gagner en efficacité sur tous les types de supports. Car, ce sont les relations qui se jouent entre les usages et les contenus qui sont déterminantes.
Agnès Le Men