C'est le 30 janvier dernier à Trouville (14) que s'est tenue l'assemblée générale de Normandy French Tech. Une AG déterminante qui devait entériner, outre le choix d'une équipe renouvelée, celui d'une gouvernance davantage ouverte aux acteurs du privé. Premier acte de ce changement stratégique, l'élection le même jour d'Alexandre Martini au poste de président. Directeur des écoles (Iscom, Pigier, FormAvenir) du Campus Saint-Marc à Rouen, il est aussi et avant tout co-fondateur avec Jean-Louis Louvel (PGS) de l'accélérateur privé NFactory.
NFactory, le chainon manquant
Créé en juin dernier, NFactory s'est révélé être, au final, le chainon manquant de l'association NFT pour tenir la feuille de route imposée par la labélisation French Tech: à savoir disposer d'un accélérateur privé. Avec déjà une soixantaine de dossiers entre les mains dont une vingtaine suivis à des degrés divers, NFactory légitimait donc pleinement la candidature d'Alexandre Martini aux yeux des collectivités jusque-là à la manœuvre.
90% d'entreprises parmi les 130 adhérents à l'association NFT
Porté à l'origine par la Métropole de Rouen, le dossier devenu normand avec l'agrégation des agglomérations de Caen et du Havre avait été labélisé "French Tech" en 2015. Soutenue depuis par la région Normandie, l'association Normandy French Tech compte désormais 130 adhérents « dont plus de 90% d'entreprises », souligne-t-on fièrement chez NFT.
Un conseil d'administration renouvelé
Présidée depuis sa création en 2016 par Thierry Samper (Deus ex Machina, Vents d'Influence, NWX), l'association se cherchait un second souffle. Composé à l'origine d'une quarantaine de membres, le conseil d'administration n'en compte désormais plus que dix: Vincent Aveline (Devolis), Stéphane Canu (Insa de Rouen), Nicolas Chevalier (E-commerce Nation), Victor Gobourg (Marché-privé), Willy Leloutre (Coding School), Jean-Louis Louvel (PGS), Marie Peixoto (Saagie), Laurent Protin (Normandie Incubation), Benjamin Quedeville (42Stores) et Ludovic Tabesse (CCI Normandie). Outre le nouveau président, le bureau est composé d'Emmanuel Assié (Webaxys), Mounir Megherbi (6ble), Audrey Vrac (Le Container) et Luc Craouyeur (Opteam).
NFT doit jouer collectif !
Reste à cette équipe à impulser une nouvelle dynamique pour que NFT joue pleinement son rôle de « marque ombrelle à tous les dispositifs existants pour soutenir les start-up normandes du numérique (...) avec plus de lisibilité », plaide Alexandre Martini. Voilà résumé la nouvelle feuille de route de NFT : « rendre plus visible l'écosystème numérique normand et surtout mieux fédérer les acteurs », insiste Alexandre Martini. Des acteurs publics (Pole TES, Hippolia, FFWD, Normandie Incubation...) ou privés (NWX, NFactory...) nombreux qui « interviennent encore souvent en mode dispersé ».
Un appel à la mobilisation des acteurs privés du secteur du numérique
« Il existe aujourd'hui une vraie volonté des partenaires publics, Métropole, agglomérations, région, pour travailler ensemble et pousser la marque Normandie », estime Alexandre Martini. Désormais, c'est aux acteurs privés de se mobiliser: « la puissance publique s'est mise en ordre de bataille ; les privés doivent sortir de leur réserve et nous rejoindre ! »