Neoma business school : La voie chinoise

Neoma business school : La voie chinoise

Neoma business school a planté ses jalons en Chine depuis plusieurs années. Mais depuis quelques mois le rythme de son développement chinois s'accélère avec notamment la création pour la rentrée 2016 d'un campus à Tianjinn, près de Pékin.

Ouverture d'un campus en Chine prévue en septembre 2016, signature d'un accord entre le groupe de media China daily et Neoma Confucius Institute for business-Rouen, création d'une plateforme d'innovation et d'entrepreunariat avec la Chine via l'International universities innovation alliance (IUIA)... Depuis le lancement en mars 2014 du premier Institut Confucius business de France, en partenariat avec l'université de Nankai, sur son site rouennais (deux autres campus à Reims et Paris) et destiné à promouvoir la langue et la culture chinoise, Neoma business school fait feu de tout bois auprès de son partenaire chinois.




Stratégie d'internationalisation

Si le rapprochement de l'école de commerce avec la Chine connaît une accélération soudaine, il a cependant débuté il y a déjà quelques années, sur le plan académique comme business, avec l'installation de bureaux à Pékin et Shanghai et un réseau académique composé d'une vingtaine de partenaires chinois. Neoma possède également six programmes en double-diplômes. Avec 1.000 diplômés basés en Chine, et plus de 300 étudiants chinois sur ses campus français, l'école entretient des liens historiques avec le pays. L'annonce de la création d'un campus en Chine de Neoma business school révèle la stratégie d'implantation asiatique de l'école qui cherche à être identifiée comme un expert européen de la formation en matière de management et de business. « Le déploiement de notre expertise en Chine est une priorité », affirme Franck Bostyn, directeur général de Neoma business school. Basé à TEDA (Tianjin economic-technological development area), l'un des centres névralgiques économiques de Chine, à une trentaine de kilomètres de Pékin, le campus de Neoma business school se trouve au milieu d'un regroupement de 13.000 entreprises. « Une très belle occasion de renforcer notre visibilité auprès d'un réseau d'entreprises très dense et très internationalisé et de construire une expertise de connaissances et compétences ». À terme, l'école de commerce se fixe l'objectif de 1.500 étudiants pour son campus chinois. Et pour attirer les étudiants asiatiques, le directeur de Neoma compte sur l'attractivité du concept de stage intégré dans la formation : « Cette balance entre économie et pratique ils ne connaissent pas forcément. Cela devrait suciter l'intérêt ».




S'adapter à la mondialisation

Le directeur général de Neoma n'hésite pas à comparer la mondialisation au choc du défi américain des années 50 et 60 et le débarquement des multinationales américaines en France : « Ca a été une rupture dans les écoles de gestion, il a fallu s'adapter au modèle économique américain. À présent, il y a la mondialisation et on constate un déplacement du pouvoir économique vers l'est, les bricks d'Amérique latine et la dynamique économique en Afrique. Si l'on veut être une école de qualité pertinente, nous devons nous inscrire dans cette dynamique et renforcer notre connaissance de l'internationalisation de l'économie ».




La Chine... Et les autres

Si la Chine représente l'une des forces principale dans la mondialisation de l'économie, elle n'est pas seule et le directeur général de Neoma ne veut pas oublier les autres. « Nous allons aussi essayer de renforcer nos liens avec d'autres économies émergentes comme le Brésil. L'Indonésie nous intéresse aussi, mais, dans une autre phase de développement ou encore l'Inde mais qui est plus complexe car très orientée vers le monde anglo-saxon et disposant déjà d'une tradition d'école de management. Nous suivons également l'Afrique sur un mode d'aide aux initiatives locales. Neoma souhaite se positionner en acteur responsable avec pour mission d'améliorer l'enseignement en gestion ».



Sébastien Colle


Neoma business school (Rouen/Reims/Paris). 200 professeurs permanents. 1600 intervenants professionnels. 9000 étudiants dont 30 % d'étudiants internationaux. Plus de 100 nationalités sur les campus. Un budget de 75 M?.