L'annonce a été officialisée le 12 septembre : Néo-Soft a été cédée à son directeur général en charge des finances Samuel Lepeltier et son cofondateur Soïg Le Bruchec (qui en détenait 10 %). Son président co-fondateur Laurent Florentin les accompagnera dans cette transition. L'entreprise informatique, créée il y a dix ans à Rennes où elle emploie un tiers de ses 810 salariés, a réalisé 48,18 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, pour 462.800 euros de résultat net. Samuel Lepeltier, entré chez Néo-Soft il y a cinq ans (ex-KPMG), secrétaire général puis DG est donc aujourd'hui actionnaire repreneur de 50 ans, au profit de ce LBO conclu avec Soïg Le Bruchec, 39 ans.
Pourquoi ce rachat ?
Ce rachat « fait suite à la volonté de Laurent Florentin de se consacrer à d'autres projets, explique Samuel Lepeltier. Il était en discussions pour vendre. Nous avons monté un dossier de reprise interne sous forme de LBO avec une dette senior par emprunt bancaire et avons signé fin mai. Nous avons des profils complémentaires avec Soïg Le Bruchec : lui sur le commercial et les relations publiques, moi sur la partie administrative et financière. »
La nouvelle répartition du capital
Laurent Florentin, qui accompagnera la reprise pendant deux ans, garde 10 % de l'entreprise. Le reste se répartit entre Soïg Le Bruchec (51 %), Samuel Lepeltier (26 %) et un investisseur privé rennais (13 %) qui souhaite rester dans l'ombre. « Et Lorsque nous aurons exercé la promesse de vente des 10 % restant de Laurent Florentin (au plus tard dans deux ans), nous arriverons à la répartition suivante : Soig Le Bruchec à 56 %, Samuel Lepeltier à 30 % et notre investisseur privé à 14 %. »
Quels changements en vue ?
« Nous avons racheté Néo-Soft pour garder l'ADN de l'entreprise et préserver sa spécificité, souligne Samuel Lepeltier. Ce sera une transition en douceur et la plus neutre possible. Nous poursuivons l'aventure sans révolution et en croissance interne. À horizon 2020 nous voulons dépasser le cap des 1.000 salariés pour 75 millions d'euros de chiffre d'affaires. En 2015 nous avons réalisé 50 millions. Nous terminerons 2016 à 58 millions avec 6 à 7 % de résultat d'exploitation. Nous avons redressé la rentabilité du groupe par rapport aux années passées. Nous sommes 810 salariés et nous serons 850 à fin septembre. » Enfin, les raisons du transfert du siège rennais à Paris seraient uniquement « commerciales », selon les repreneurs, qui expliquent : « Notre développement futur se fera à Paris, Lyon et Aix. Les centres de décision se partageront entre Paris et Rennes où nous maintenons nos 200 ingénieurs (SI, R & D...) et 30 postes administratifs. »
Géry Bertrande
Digital Après avoir transféré début 2016 son siège de Rennes à Paris, le groupe de services informatiques vient d'être repris par son management.