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Nau cherche des fonds pour développer son catamaran clipsable
Morbihan # Naval # Innovation

Nau cherche des fonds pour développer son catamaran clipsable

Depuis Saint-Pierre-Quiberon, le dirigeant de Nau, Louis Cottin, a conçu un catamaran d'un nouveau genre. Il se démonte pour pouvoir être transporté facilement. Un concept que l'entreprise bretonne, qui cherche à lever 500.000 euros, compte exporter.

Créée en 2015, la société Nau, basée à Saint-Pierre-Quiberon, prépare un tour de table d'envergure d'ici la fin de l'année. L'objectif ? Lever 500.000 euros pour asseoir le développement du concept novateur imaginé par Louis Cottin : concevoir et commercialiser le premier catamaran clipsable et adaptable. « Il est démontable et évolutif. L'idée est de proposer des catamarans aisément transportables et à des tarifs abordables », explique le fondateur. Son offre produit inclut l'annexe - intégrable au catamaran - et la remorque pour 10.000 euros l'ensemble, environ 7.500 euros le cata seul.

Mythique et accessible

Le pari est né lors d'un voyage à Abidjan, en Côte-d'Ivoire. Louis Cottin est surpris de découvrir un plan d'eau... sans bateaux. La réflexion le poursuit. A Plouharnel, il s'entoure d'un architecte naval, entre en contact avec une école de design parisienne et planche sur une version lowcost de ce qui est, dans la voile, l'un des segments les plus mythiques : les catamarans. Diplômé d'une Sup de Co, Louis Cottin démarre l'aventure en soignant son amorçage : réseau d'entreprise, labels, Bpifrance, Région Bretagne, l'agence de développement vannetaise Vipe... « Le projet a bien pris, dès le début. » Les éléments sont fabriqués en France. Les flotteurs de 13 pieds sont réalisés à Lorient, les poutres et les mâts à La Rochelle, les trampolines à Bordeaux. Louis Cottin travaille à plusieurs reprises sur l'amélioration de ses systèmes de clipsage, s'intéresse aux moteurs modulaires électriques vendus en option. « Ils se rechargent à la maison. »

Une vingtaine de commandes

Les tests sont concluants. Louis Cottin a pu compter sur les conseils de l'Ecole nationale de voile, de navigateurs de la presqu'île de Quiberon, de Carantec... « Personnellement, je mets 45 minutes pour monter le catamaran. On peut estimer raisonnablement à 1 h le temps nécessaire les premières fois. » À ce stade de développement, Nau a produit dans son hangar de la zone de Kergroix une vingtaine d'unités qu'il vend sur toute la France : la Bretagne et les lacs savoyards concentrent la majeure partie des commandes. « Il y a un vrai potentiel en Savoie, les sports nautiques y sont très implantés, beaucoup plus qu'on ne le croit. » Louis Cottin livre aux quatre coins de la France et consacre deux demi-journées de formation avec le client.

Recours à Vénétis

Nau a donc éprouvé son concept et cherche à structurer des équipes, notamment commerciales. L'entrepreneur s'est tourné vers Vénétis avec satisfaction : « Le partage de compétences avec des gens engagés en CDI par Vénétis, c'est tout à fait adapté à mes besoins. » Le développement passe aussi par la création d'un poste en interne, en contrat de professionnalisation, à compter de septembre. « L'enjeu est surtout commercial. Je multiplie les salons : Paris, La Rochelle, Düsseldorf... Je veux me donner les moyens de produire plus. » Nau est en discussions avancées avec des importateurs étrangers, en Espagne, au Portugal, en Allemagne et aux Pays-Bas.

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