Lancée au Mans en 2022, l’enseigne My Little Crèche ouvre mi-septembre 2026 son 7e établissement à Rennes. L’entreprise poursuit ainsi son plan de développement, sans jamais avoir eu recours à une ouverture de capital et sans franchise. L’ensemble des microcrèches se situent en Sarthe et en Ille-et-Vilaine.
"La demande n’existe pas réellement à une échelle départementale, nous venons plutôt répondre à une problématique locale, en ville ou en campagne", explique Marie Baglione, la fondatrice de l’enseigne. "Et nous identifions plus facilement un manque de structure d’accueil sur un territoire lorsque nous avons déjà un établissement à proximité."
Un modèle propre aux microcrèches
La dirigeante est entourée de trois personnes aux fonctions support et management et emploie 4,5 ETP par crèche en moyenne. Si elle préfère rester discrète sur le chiffre d’affaires de sa société, qui évolue dans un secteur où "les marges sont assez restreintes", Marie Baglione indique que "le chiffre d’affaires moyen d’une crèche se situe autour de 240 000 euros de moyenne à l’année". Les variations proviennent principalement du taux de fréquentation et des charges fixes, liées à l'implantation.
Chaque crèche compte douze berceaux maximum. "Au-delà de ce nombre, la structure change de convention, quitte les barèmes de la Caf et doit contractualiser des lits pour le personnel d’entreprises privées ou publiques. On change alors de métier, en termes de gestion d’entreprise, précise Marie Baglione. Ce n’est pas notre modèle. Nous n’avons qu’une seule crèche de 18 lits, à Vitré."
Des reprises de structures dans les tuyaux
En phase avec son plan de développement sur les quatre premières années, l’entrepreneure envisage désormais de saisir des opportunités. En 2025, My Litte Crèche a ainsi effectué son premier rachat, celui d’un établissement à Cornu (Ille-et-Vilaine). Des discussions sont en cours pour réaliser de la croissance externe auprès d’un groupe possédant plusieurs sites.
Une activité de nourrice en parallèle
En complément de cette activité, Marie Baglione s’apprête également à ouvrir sa seconde agence de garde d’enfants à domicile, en Ille-et-Vilaine. L’enseigne My Little Nounou emploie 30 ETP soit 52 contrats à temps partiel en Sarthe. "C’est une activité qui se développe beaucoup par bouche à oreille", précise la dirigeante.
Valoriser les métiers de la petite enfance
Pour recruter et fidéliser son personnel, la dirigeante a mis en place une politique RH "engagée": salaires supérieurs au Smic, primes d’été et de Noël, tickets-restaurant, mutuelle et prévoyance intégralement pris en charge par l’employeur… "La main-d’œuvre dans nos métiers n’est pas assez valorisée, mais le taux de rentabilité d’une crèche ne nous permet pas de faire davantage, explique Marie Baglione. Nous parvenons ainsi à avoir peu de turn-over. C’est aussi important pour les petits, et pour les parents de connaître les personnes à qui ils confient leurs enfants chaque matin."