MLP : Le distributeur de presse gagne des parts de marché
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MLP : Le distributeur de presse gagne des parts de marché

La société iséroise MLP devrait augmenter significativement son activité en 2010 grâce au gain de huit nouveaux titres importants. Dans le même temps, elle invite son unique concurrent Presstalis (ex-NMPP) à une médiation.

C'est une aubaine en cette période de crise que traverse la presse. La Messagerie Lyonnaise de Presse (MLP), dont le siège est à Saint-Quentin-Fallavier, distribuera, en 2010, huit titres supplémentaires édités par le groupe Mondadori France (Télé Star, Télé Poche, Pleine Vie, Sport Auto...). Un nouveau contrat qui devrait permettre au groupe de générer 100M€ de plus cette année, soit près d'un quart de l'activité réalisée en 2008 (442M€). «Jusqu'à maintenant, nous avions l'habitude de distribuer l'équivalent de 12,5% du chiffre d'affaires de Mondadori France. Avec la distribution de ces nouveaux titres, nous allons désormais gérer la moitié de son activité», explique Sophie Guichard, responsable de la communication écrite chez MLP. Créée en 1947, la MLP distribue 3.500 titres hors quotidiens en France et dans le monde. Elle détient à ce jour près de 15% du marché de la distribution en France, essentiellement sur le créneau de la presse magazine à centre d'intérêt dont le tirage moyen est inférieur à 30.000 exemplaires. Touchée par la baisse généralisée des ventes en kiosque et un début d'année 2009 difficile, la MLP, qui emploie plus de 250personnes devrait en toute logique renforcer ses positions cette année. Face à son unique concurrent parisien qu'elle vient d'inviter à une médiation.




Dommages et intérêts

Confiée à la chambre de médiation et d'arbitrage de la CCI de Paris, cette procédure de conciliation à l'encontre de Presstalis (ex-NMPP) fait suite à la décision prise, en janvier, par l'Autorité de la concurrence: celle-ci condamnait les Messageries parisiennes à lui verser une amende de 3M€ pour «pratiques tarifaires anticoncurrentielles et abus de position dominante». Pour faire valoir son droit au versement de dommages et intérêts et mettre un terme à plusieurs années de bataille entre les deux seuls distributeurs de presse français, le groupe isérois somme aujourd'hui son concurrent parisien, via un communiqué, de s'engager à réformer huit pratiques jugées «anticoncurrentielles et anticommerciales». Parmi elles, le communiqué évoque «la vente à perte, les remises illégales, les tarifs discriminatoires ainsi que les contrats d'exclusivité à l'export». Le montant du préjudice, évalué à 40M€ par la MLP, pourrait pourtant ne pas être versé par Presstalis: la messagerie lyonnaise a en effet décidé de suspendre ses réclamations «étant donné l'état des finances catastrophiques de Presstalis», commente-t-on au sein du groupe isérois. Décidée à trouver un accord pour que «se développe, en France, une concurrence saine», la MLP n'exclut pas, malgré tout, un procès devant les tribunaux si la procédure n'aboutissait pas.

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