[--------]«Marchés de gros de France: quels choix de distribution pour demain?» C'est autour de cette question que le Min du Val de Loire a lancé, en janvier, les festivités de son cinquantième anniversaire[/--------]. Interrogés dans le cadre d'une table ronde, organisée à l'occasion du Sival et de l'Événement fruits et légumes, acteurs locaux et nationaux de la distribution de fruits et légumes ont été invités à échanger et définir des pistes d'avenir.
«Un vrai choix de société»
Des réflexions qui intéressent de près le marché angevin. Alors que la concession avec la ville d'Angers, propriétaire du site, prendra fin en 2026, et que le centre-ville s'étend inexorablement vers le quartier Saint-Serge où il est implanté, il doit anticiper son déménagement. «De quel Min a-t-on besoin aujourd'hui?», s'interroge Jean-Claude Bachelot, président de la Sominval, société d'économie mixte chargée de l'aménagement et de l'animation du Min. À l'heure où «la grande distribution et ses plateformes constituent le plus gros concurrent du Min, il s'agit d'un vrai choix de société, poursuit-il. Tous les acteurs veulent garder le Min, mais chacun doit s'engager, les consommateurs, les opérateurs...» La décision devra être prise bien avant 2026. Pour la ville d'Angers, l'objectif est de «créer une dynamique et mettre une option sur un terrain avant la fin du mandat. Nous avons plusieurs pistes», indique Jean-Claude Bachelot.
Alors que le Marché d'intérêt national (Min) du Val de Loire célèbre ses 50 ans, il s'interroge aussi sur son avenir. La concession avec la ville d'Angers prenant fin en 2026, il devra inévitablement opérer une mutation dans les années qui viennent.