Fondée en 1963, l'entreprise ETR à Trémuson, pour Électricité Tréhorel Reboux, vient de changer de main pour la troisième fois. Reprise par Gilbert Hernot à 1998, la PME, spécialisée dans les travaux d'électricité générale, sur les secteurs de l'industrie et du tertiaire, compte désormais à sa tête Mickaël Herrmann. Âgé de 38 ans, le nouveau patron d'ETR n'est pas un inconnu dans la profession. Électricien de formation, il a débuté sa carrière chez Cegelec avant de rejoindre l'équipe de Gilbert Hernot en 2014 comme chargé d'affaires. « Rapidement, le courant est très bien passé entre nous. L'idée a germé de reprendre progressivement ses parts d'actionnaires majoritaires. Après plusieurs mois de discussion, nous avons trouvé un accord qui permettait aussi aux deux actionnaires minoritaires, un conducteur de travaux et la secrétaire, de m'accompagner dans cette reprise. »
Le soutien central de Finance & Stratégie
Fort de cette dynamique, Mickaël Herrmann se tourne vers les banques pour financer son projet. « J'ai vécu leur refus comme une douche froide car le projet était pourtant bien ficelé. À leurs yeux, mon apport personnel était trop faible au regard du prix de cession. » Ne se laissant pas abattre, il se tourne alors vers le cabinet rennais Finance & Stratégie qui accompagne des porteurs de projets dans leur recherche de financement. « Il avait conseillé Gilbert Hernot sur la valorisation de son entreprise. Nous avons tout remis à plat et rediscuter à trois. Chacun à fait un effort pour mettre au point un nouveau plan de reprise. Finance & Stratégie a cette capacité à synthétiser les informations essentielles que veulent voir les banques ». Mickaël Herrmann sollicite également le concours d'Initiative Armor (4.000 euros), du réseau Entreprendre Bretagne et du fonds Brit (40.000 euros). « J'ai obtenu des prêts d'honneur et surtout l'accompagnement d'un parrain, Thierry Amicel, ancien patron du Cerfrance Côtes-d'Armor. » Fort de son nouveau statut de dirigeant, le jeune repreneur entend se positionner dans les pas de son prédécesseur. « La crise de 2008 a fait du mal à tout le secteur mais aujourd'hui nous avons reconstitué une partie de nos marges. Notre force est d'être à 80 % sur les marchés privés avec beaucoup de professionnels qui nous confient leurs travaux de maintenance. Cela constitue un chiffre d'affaires récurrent solide. Mon objectif est de pérenniser les emplois d'ici 2019 puis de réfléchir après des projets de développement et de croissance ».