Saint-Étienne
Michel Dulac a trouvé sa nouvelle pépite
Saint-Étienne # Industrie # Fusion-acquisition

Michel Dulac a trouvé sa nouvelle pépite

Michel Dulac, entrepreneur d'expérience, accompagné par un pool d'actionnaires locaux, vient d'acquérir Aquaroll international.

Les hasards semblent au coeur de l'histoire d'Aquaroll International. Le premier, presque incroyable, se produit quand l'inventeur d'une machine avec un système de billes en acier destiné à nettoyer l'argenterie des établissements de luxe se coupe les doigts et s'aperçoit, en continuant de travailler et de tremper la main dans son engin que le massage est très agréable sur ses blessures. Le brevet est vendu, en 2008, à un entrepreneur de Noirmoutiers qui crée la société Aquaroll, autour de ce produit. Un nouveau matériel est développé. Le principe : 30 000 billes en verre mises en rotation dans quelques litres d'eau pour masser une ou plusieurs parties du corps. Deuxième hasard, plus commun cette fois, est celui d'un entrepreneur bien connu à Saint-Étienne, Michel Dulac, qui entend parler via un ami d'une société en vente de l'autre côté de la France. L'ex-vice-président de la CCI de Saint-Étienne en charge de l'industrie puis de l'international (2000-2010), ex-président de la commission économique de la SASP ASSE Loire, ex-consultant en management de transition, actuel dirigeant de la start-up numérique Bcome, renifle immédiatement la pépite.

350 000 euros injectés dans Aquaroll

À l'été dernier, il fait appel à une société stéphanoise d'investissements (identité confidentielle) et à un pool d'actionnaires locaux constitués de chefs d'entreprise et d'anciens sportifs de haut-niveau, pour reprendre la TPE vendéenne, mise en sommeil par son ex-dirigeant. Ensemble, ils injectent 350 000 euros dans le capital et le fonds de roulement. Le siège social est transféré à Saint-Étienne avec une fabrication sous-traitée à Cholet. Un directeur commercial et un responsable qualité sont recrutés.

Doubler le chiffre d'affaires chaque année pendant trois ans

Pour 2017, la nouvelle équipe à la tête d'Aquaroll vise un chiffre d'affaires de 500 000 euros. « Nous comptons ensuite doubler ce chiffre tous les ans pendant les trois prochaines années pour atteindre les 4 millions d'euros ». Michel Dulac est enthousiaste, il croit dans le potentiel de son dernier bébé. Pour atteindre son objectif, il va enclencher trois leviers : le redémarrage des ventes en France avec la constitution en cours d'un réseau de distributeurs, le déploiement à l'international notamment aux États-Unis, en Chine et sur le Moyen-Orient et la diversification des marchés. « Jusqu'ici, les équipements Aquaroll étaient vendus à des centres thermaux essentiellement, des centres de bien-être... Je veux élargir notre champ d'action aux marchés du sport et du médical ». Un équipement a ainsi été mis à la disposition de l'ASSE, un autre vient d'être vendu à un joueur de la NBA. Sur ce segment, Michel Dulac bénéficie du réseau de ses actionnaires dont certains sont d'anciens sportifs de haut-niveau. Pour toucher le marché du médical, Aquaroll travaille à l'obtention de la certification ISO 13485 qui lui permettra de décrocher le label CE "Dispositif médical". « Les machines Aquaroll peuvent soigner les douleurs de chevilles, de poignets, les polyarthrites, le syndrome des jambes lourdes... C'est magique ! », assure-t-il. Pour convaincre les potentiels clients d'acquérir ces engins vendus 12 000 euros, un showroom Aquaroll devrait ouvrir ses portes en 2018 à Saint-Étienne. « Cet espace servira de démonstrateur mais aussi de centre de traitement avec des séances à l'unité. L'idée étant, à N + 2, de franchiser ce concept d'Aquaroll Center ».

Saint-Étienne # Industrie # Fusion-acquisition