L'assemblée générale du Medef Anjou a eu lieu le mois dernier à Angers. Sans surprise, il y a été beaucoup question de la crise financière que le monde traverse depuis le mois de septembre dernier. Joël Freuchet, le président, a rappelé aux participants l'ensemble des actions qui ont été menées localement pour permettre aux entreprises adhérentes comme non-adhérentes de trouver des solutions. «Toutes les énergies ont été mobilisées pour que le maximum de PME survivent, alors que depuis septembre c'est la dégringolade, souligne Joël Freuchet. La prochaine rentrée sera terrible, il faut s'attendre à une vague de faillite. Cela s'explique par des carnets de commandes vides, des entreprises qui vivent sur leurs fonds propres et un mois d'août qui traditionnellement voit la trésorerie qui se dégrade.» Dans ce cadre, le Medef Anjou s'est assigné le devoir de porter connaissance au maximum d'entreprises de tous les dispositifs mis en place. «Il s'agit, comme il a été fait depuis la fin 2008, d'être présent aussi bien en matière de prévention que de soutien moral des chefs d'entreprises. Nos adhérents sont suivis régulièrement, mais nous aidons également ceux et celles qui nous en font la demande. Et ce avec l'aide des pouvoirs publics et des banques qui heureusement continuent de jouer le jeu, au contraire de certains assureurs-crédit», précise le président.
Les enjeux de l'agenda social et de la taxe pro
Dans le même temps, le Medef Anjou se doit également de poursuivre ses actions habituelles sur le terrain. Deux grands sujets sont actuellement à l'ordre du jour, l'agenda social et la taxe professionnelle. Autrement dit deux points cruciaux pour bien préparer l'avenir des PME à l'horizon 2010. «En ce qui concerne l'agenda social, c'est un axe fort, parce que la gestion des RH est souvent le point faible des PME. Le paritarisme et la modernisation du marché du travail vont faire l'objet de nombreux débats et il faut que nous soyons présents pour proposer des idées et des projets. La réussite de notre Club RH atteste que le sujet intéresse fortement nos adhérents», remarque Joël Freuchet. Autre actualité forte, et qui là aussi est un sujet d'inquiétude, la taxe professionnelle. «Si nous ne sommes pas vigilants, il va se préparer des choses catastrophiques pour les entreprises. On va vouloir récupérer par ailleurs ce qui va être perdu en TP, alors que le principal est que les charges baissent afin d'être plus compétitif». Le Medef national a quant à lui déjà affirmé sa position: le retour de la liaison des taux (entre TP et les autres impôts ménagers) et une répartition équitable (pas de transfert sur un autre grand secteur d'activité). «De son côté, le Medef Anjou va militer auprès des élus pour donner encore plus de poids à nos demandes. La TP fait l'objet de négociations en ce moment, il est important de nous battre sur ce sujet. Il en va de l'avenir de nos entreprises», conclut le président.
Tél.: 02.41.24.14.70 www.medef-anjou.fr
Le Medef Anjou a tenu à la mi-juin son assemblée générale annuelle. Joël Freuchet, son président, y a rappelé les grands axes de travail et les actions mises en place et à venir. Le tout avec la crise financière en toile de fond.