L'entreprise de maçonnerie et de gros oeuvre Mathieu, basée à Nivillac, vient d'investir 20.000 € dans une vingtaine de banches. Les banches sont des coffrages outil utilisés pour les murs de béton armé. Un investissement indispensable, «pour pouvoir continuer à produire du béton de bonne qualité», signale Jeannie Mathieu, copilote de l'entreprise. Très active en Loire-Atlantique - les groupes Charier (TP) et Barrière (Casinos) représentent à eux seuls 25% du chiffre d'affaires - l'entreprise s'est pourtant montrée vigilante ces derniers temps sur les investissements. Elle a en effet dû affronter des conditions de marché problématiques, comme l'ensemble des acteurs du bâtiment. «Les prix ont chuté de 20 à 25%, voire de 40% sur certains appel d'offres, où on était en dessous de l'estimation d'architecte», signale Jeannie Mathieu.
«Fidélité à la Capeb»
L'entreprise a dû licencier une personne approchant de la soixantaine en rupture conventionnelle de contrat de travail. Une décision prise la mort dans l'âme pour cette petite PME du bâtiment, qu(on imaginerait volontiers dans les rangs de la FFB mais qui préfére rester fidèle à la Capeb. «Je ne me sens pas appartenir à la même catégorie qu'un Bouygues», déclare Jean-Paul Mathieu. «Déontologiquement je ne me sens pas FFB. Je suis avant tout artisan, avec ce que cela implique en termes de transmission. Nous avons un rôle dans la formation des apprentis.» Jeannie Mathieu, coprésidente de la Capeb, ajoute: «La Capeb s'est d'avantage battue pour l'obtention de la TVA à 5,5% sur la rénovation. Cela a permis aux charpentiers de moins souffrir pendant la crise.» Le couple Mathieu envisage d'ailleurs de poursuivre sa diversification vers la charpente-menuiserie ainsi que vers l'isolation par l'extérieur. Jusqu'à la reprise, d'ici deux à trois ans, par leur fille Émilie et leur gendre Laurent Lizen.
Après des locaux neufs, l'entreprise de maçonnerie Mathieu investit dans de nouveaux outils.